dimanche 30 novembre 2008
samedi 29 novembre 2008
vendredi 28 novembre 2008
Il suffirait de presque rien
Des fois, on se dit qu'il suffit de pas grand chose, juste de quelques broutilles.
Regardez Ségolène et Martine, juste séparées par 42 voix pour devenir calife à la place du calife d'un parti qui ressemble à un harem tant ça grouille de petites combines et intrigues à l'intérieur et tant il est fermé sur l'extérieur. On se croirait à la fois dans le harem de Topkapi et une cour d'école. Passons. Nul besoin de se lamenter, ce n'est pas le Parti Socialiste qui va changer la face du monde. Eventuellement la nouvelle équipe repeindra-t-elle le hall d'entrée de la rue de Solférino en signe de rupture. C'est tout.
Non, franchement, les étoiles peuvent bien plus que le PS.
Une jeune femme a cru me faire plaisir dernièrement en me calculant mon profil astrologique. Nonobstant qu'elle était jolie (la jeune femme en question), que nous partagions déjà un apéro dans sa cuisine et que j'espérais bien que la compatibilité de nos profils astraux allait nous amener ensuite à davantage de complicité bien que je sois relativement réfractaire à l'idée de l'influence des ondes planétaires quand on vit entre Wifi, téléphone portable, GPS et tout le toutim, je me laissais faire espérant ainsi faire l'économie d'un resto et d'une entrée en boite avant de me voir éconduit en bas de l'immeuble de la belle.
Or, donc, il s'en fallut de deux minutes seulement. Non pas qu'il m'eut suffit de deux minutes pour tenter d'abuser sauvagement de la belle, attitude qu'en gentleman je récuse de manière générale sauf quand on me résiste parce que je ne supporte pas qu'on me résiste, non, voilà t'y pas qu'elle m'apprend que je suis né deux minutes trop tard, et qu'à deux minutes près, j'étais ascendant Cancer et non ascendant Lion, et qu'à deux minutes près, nous étions astrologiquement, sentimentalement, sexuellement compatibles, mais que là, franchement, fallait pas y compter.
Renseignements pris auprès de mon avocat et l'Observatoire de Paris, il semble difficile de gagner un procès contre les étoiles. Les étoiles sont intouchables. On ne peut pas les décrocher. Par contre, j'ai intenté une procédure contre la maternité où je vis le jour en ce jour de mai et la sage-femme qui m'accompagna dans la précocité de mes premiers pas dans ce vaste monde.
jeudi 27 novembre 2008
Le poulet du premier étage

Vous vous souvenez qu'il y a quelques jours, ma fibre civique et l'esprit patriotique qui sont le mien m'ont amené à dénoncer mon voisin aux autorités pour aider les forces de l'ordre. Ben rien. Pas une visite, sa porte n'a pas été fracassée, son appart' n'a pas été fouillé. Rien.
Je vais écrire à la Kommandantur.
Parmi l'abondant courrier des lecteurs auquel nous nous efforçons de répondre chaque jour, nous est parvenue une question de Fan, une lectrice assidue de ce blog, qui s'inquiétait dernièrement des pieds froids des femmes. Inquiétude justifiée, surtout pour une femme, qui de plus habite les hauts plateaux rudes et désolés de l'Auvergne sur lesquels Dumont d'Urville et son équipe se sont entraînés aux rigueurs du froid polaire avant de partir à la découverte de la Terre Adélie.
Nous ne pouvons que la renvoyer vers une vaine lecture des forums de Doctissimo.com ou vers la communication scientifique que nous avons commise ici même il y a quelques mois.
mercredi 26 novembre 2008
Le propre de l'Homme
T'as pas vu… mes clopes , mes clefs, mon pyjama, mes chaussettes , mon portable, mes lunettes, mon rasoir, mon briquet, mon bouquin…
T'aurais pu me rappeler... que c'était l'heure de manger, que les enfants finissaient l'école à cinq heures, que c'était ton anniversaire, qu'il fallait préparer le repas, que c'était notre anniversaire de mariage, que c'était l'anniversaire de ma mère, qu'on est samedi soir, que Jérôme a eu cinq ans hier, c'est mon fils, quand même, merde…
J'avais pas vu… que tu t'étais acheté une nouvelle jupe, que tu avais changé de couleur de cheveux, que tu avais fait les courses, que tu avais embouti la voiture (la vache !), qu'on est samedi et que tu as mis un string, que tu as changé de boucles d'oreilles depuis ce matin, que tu étais allée chercher les enfants à l'école…
Si j'en crois le digne spécimen de la gente féminine, pur produit de la libération sexuelle (eh, oh, pas trop quand même !) et de l'éducation post-Libres enfants de SummerHill et du MLF que je connais le mieux pour la fréquenter au moins quotidiennement, voilà à quoi se résume un homme. C'est pas glop, comme portrait.
Certes, l'homme occupe l'espace et sème ses objets personnels au travers de cet espace pour se l'approprier. Mais il faut y voir un signe d'atavisme animal remontant au temps des cavernes, ancré dans le cortex reptilien masculin, où, après avoir délimité son territoire en urinant sur les arbres et les pierres faute de grillage à poser et de barbelés à dérouler, après avoir engrossé les femmes de la tribu tout en respectant la sacro-sainte interdiction de la non-consanguinité, ce qui n'était pas nécessairement facile, à la faible lueur des lampes à graisse de mammouth dans la froidure des grottes ariégeoises et en l'absence de livret de famille dûment officialisé, après avoir peint un certain nombre de graffitis dans le fond de ladite grotte faute de digicode vidéo où mettre son nom, l'homme donc assurait la sécurité des femmes face à la violence du monde environnant dans l'espace qu'il s'était donné.
Cela dit, il arrive que cette habitude devienne pathologique. Ainsi, Arielle Dombasle, interrogée sur l'originalité permanente des tenues vestimentaires de BHL, répondait un jour "au moins, comme ça, il fout toujours des fringues partout dans la maison, mais il arrive à les retrouver tout seul".
Et puis l'Homme, lui, n'a pas de sac à main. Ca fait pédé. Donc, il ne peut pas ranger et planquer toutes ses petites affaires.
Certes, l'Homme ne retient pas tout. Mais franchement, Mesdames, laquelle d'entre-vous n'a jamais oublié sa pilule, juste un soir ? Levez la main. Bon, alors !
Et c'est là encore ne tenir aucun compte de millénaires de conditionnement socio-culturel et de sélection des espèces. L'Homme est là pour assurer la survie de l'espèce, la reproduction au sein du groupe et l'équilibre social du groupe. La chasse est héréditaire, l'alcoolisme congénital. Il chasse l'escargot au péril de sa vie, mais la recette de la persillade se transmet de mères en filles. C'est comme ça. Mesdames, la recette du lapin au pruneaux de belle-maman, c'est à vous que belle-maman l'a transmise, ou à son fiston quand il était penché sous le capot de sa voiture ? Donc, les Femmes sont la mémoire du groupe, quand les Hommes en assurent la pérennité. Vous ne pouvez pas leur en vouloir.
Pas plus qu'on ne peut reprocher aux hommes de ne pas tout voir. Une petite voix, bien au fait de la question puisqu'elle appartient à une icône de la chimie française, me souffle en régie, au creux de mon oreillette, que s'il y a plus de chercheurs hommes, c'est parce que les hommes cherchent, pendant que les femmes trouvent. Mais il faut garder à l'esprit que l'attention des hommes ne peut pas se disperser à la couleur ou à la forme des oripeaux clinquants et brillants que les femmes arborent pour éprouver chaque jour leur pouvoir de séduction sur les hommes qu'elles croisent et recroisent au bureau ou dans les couloirs. Sinon, je convertis tout de suite mon Livret A en actions chez Formule 1 et FastHotel, parce que la vie ressemblerait au Satyricon de Fellini. Ce serait le bordel, au propre et au figuré.
Non, c'est simplement que les hommes se focalisent et focalisent leur attention, leur énergie, leurs recherches, sur des sujets fondamentaux. Certes Marie Curie a bien essayé un temps d'assaisonner le radium en son temps, mais pour quel résultat ? Au bout du compte, la bombe A, puis la bombe H, sont-elles le fruit d'hommes, ou de femmes ?
mardi 25 novembre 2008
Open space
lundi 24 novembre 2008
dimanche 23 novembre 2008
samedi 22 novembre 2008
Les fesses du stégosaure
L'arrivée des premiers frimas marque le retour de deux problèmes de saison : le dégivrage du pare-brise et les fesses froides de sa femme quand on se glisse sous la couette. Considérons comme accessoire, si vous le voulez-bien, la question du pare-brise.
Herbert von Mc Donald, paléogénéticien misanthrope, vient de publier dans la très sérieuse revue Scientific American un article intitulé Why my wife has the cold buttocks? Paleo genesis and theory of the emergence of the mammals with hot blood qui pourrait bien révolutionner les relations entre hommes et femmes, ou les relations que vous entretenez avec votre lézard, c'est selon.
Vous vous souvenez du stégosaure, cet espèce de gros (très gros) triton dont la colonne vertébrale était hérissée d'énormes plaques osseuses de forme triangulaire, dont la démarche devait moins relever de la Création divine que de l'hypothétique croisement d'un basset d'Artois avec la station Mir.
On a longtemps cru que ces plaques constituaient un mécanisme de défense. Puis on s'est aperçu qu'elles étaient très vascularisées pour permettre une large diffusion du sang, jouant ainsi le rôle de panneaux solaires. Et il en serait ainsi des fesses des femmes. Si, si.
Ce serait donc l'absence de plaques vertébrales qui fait que les femmes ont les fesses froides. Si, si.
Quant à l'attirance des hommes pour les fesses des femmes, on pourrait donc parler comme les géographes, d'héliotropisme, c'est-à-dire d'attirance pour le soleil.
C'est joli, et ça expliquerait beaucoup de choses, mais aujourd'hui, c'est samedi, et je retourne sous la couette.
vendredi 21 novembre 2008
L'œuvre de Dieu, la part du Diable
Je plagie un titre. J'aime bien les titres de livres qui en quelques mots résument des années voire des siècles d'interrogations métaphysiques. J'aime bien John Irving.
Bon, vous connaissez l'histoire, que vous ayez ou non fait du catéchisme au cours de votre prime jeunesse à l'heure de plus grande malléabilité de votre esprit enfantin ou plus tard à l'occasion d'une crise d'adolescence post-traumatique lorsque qu'une photo tombée d'un album vous a fait prendre conscience que ben oui, Maman avait été jeune et belle, avant, surtout que c'était la mode des mini-jupes et des bottes genre Barbarella. Avant vous.
De cette interrogation fondamentale, la beauté fanée de Maman, sont nées deux grandes passions, l'une pour Freud dont vous poursuivez la lecture depuis 20 ans avec un psy qui vous prend 40 euros pour vous écouter réciter Le complexe d'Œdipe à haute voix chaque semaine, l'autre pour la Bible et les enseignements divins que vous annonez chaque soir sous un rosaire en plastique Made In China mais béni à Lourdes.
Ce qu'il y a de bien avec la Bible, c'est qu'il y a les réponses à tout. Encore mieux que C'est pas sorcier ou le concours Lépine. Prenez le canal de Suez. C'est en relisant la Bible que Ferdinand de Lesseps, fondamentalement anti-clérical et saint-simonien éclairé, a décidé de démontrer que la marine à vapeur naissante pouvait trouver là la solution à ses problèmes. Puisque Moïse avait ouvert les eaux de la Mer Rouge pour y faire passer son peuple et noyer les armées égyptiennes, il ouvrit le désert du Sinaï pour y faire passer ses bateaux et le faire nationaliser par les armées égyptiennes de Nasser. Ainsi prit-il sa revanche, Ferdinand.
La Bible, c'est mieux que le catalogue Manufrance de quand j'étais petit à l'apogée de la métallurgie française. Y a tout.
Prenez le monde. En sept jours chrono, dans la Genèse, Dieu a tout fait. Il a créé l'Univers, séparé les eaux de la terre, créé les nuages, les poissons, les oiseaux, les grenouilles, le muguet et les ronces, la variole et l'acnée, l'Homme, et le septième jour, sa mégalomanie satisfaite, il s'est endormi au milieu de tout ça.
Sauf que c'était sans compter sans Satan, ce petit être maléfique et sournois qui avait assisté au spectacle en observateur attentif et ingénieur process compétent.
"Or, donc, Dieu au septième jour s'assoupit au milieu du Paradis terrestre qu'il venait de créer, quand Satan intervint. Le Malin lui fit remarquer que sa Création était certes parfaite, mais incomplète. puisque non seulement hommes, gnous, tigres et blattes qu'il venait de créer ne pourraient pas vivre en paix et qu'une chaîne alimentaire allait nécessairement s'imposer vu qu'il n'y avait ni Mac Do ni Pizza Hut à l'horizon, et que seules les blattes s'en sortiraient parce que ni les hommes ni les tigres n'allaient se battre pour les bouffer.
De plus, lui fit remarquer le Diable, t'es pas franchement Malin. Certes, tes créatures vont vivre, bouffer, et vieillir, mais aussi dépérir et s'éteindre dans une homosexualité débridée, vu que t'as oublié les femelles. Objection à laquelle Dieu répondit qu'il avait fait son taf, qu'il s'en foutait puisque Lui trouverait une femelle qui lui donnerait un Fils, qu'il avait déjà passé un deal avec la corporation des charpentiers, que ça allait foutre un beau bordel en Palestine et qu'ensuite Aryens et Monophysites allaient se foutre sur la gueule pendant des siècles puisque de toute façon, il ne reconnaîtrait pas son gosse qui serait déclaré de Père inconnu.
T'as qu'à t'y mettre un peu, toi aussi, dit Dieu à Satan, qui jusque là était demeuré spectateur de la Genèse et rigolait doucement dans son bouc pointu devant les incohérences de la Création, genre joueur débutant sur Age of Mythology, peuplant l'Afrique de populations pauvres, analphabètes et… noires pendant que les Européens décrocheraient tous les prix Nobels avant de mourir de cholestérol.
Et Satan se mit à l'ouvrage. Aussi fit-il ce qu'il savait le mieux faire, lui qui en attendant son rôle s'adonnait quotidiennement aux mots fléchés Télé7 Jeux et au modelage Mako-moulage-poterie, sculpta le corps de la femme, mieux encore que Jean-Paul Gauthier, futur messie, sculpta le corps de l'homme. Et on peut dire que ce fut une réussite totale.
Dieu, jaloux, lui fit remarquer que c'était en effet très beau et lui demanda ce qu'il allait mettre dedans, vu qu'on trouvait les mêmes en plastique sur tous les sites spécialisés sur internet. Satan bourra alors le corps de la femme avec tout ce qui lui tomba sous la main, entrailles, bas-morceaux, ovaires, entrecôtes et filets-mignons, puis lui sculpta un cœur et un cerveau.
Dieu, dégoûté, s'en fut et ne revint jamais, laissant aux hommes le soin de se démerder avec les femmes."
Tout ça pour dire que l'autre jour, tout en travaillant, j'ai relevé deux extraits de dialogues hautement philosophiques au sujet des femmes dans Mission Impossible II que regardait Petit Prince :
"Pour coucher avec un homme et lui mentir, c'est une femme, elle a tout l'entraînement nécessaire."
"Tu connais les femmes, Hunt, elles sont comme les singes. Elles ne lâchent pas une branche avant d'en avoir saisi une autre."
jeudi 20 novembre 2008
Connecting People - Wikipedia Part I
Pour moi qui suis d'une génération pour laquelle la visibilité sociale se limitait à un nom sur une boîte à lettres et dans l'annuaire des P&T, j'avoue que je suis légèrement dépassé. Certes, une jeune femme me proposait récemment de demander pour moi les palmes académiques, ce qui m'aurait permis d'être inscrit au Panthéon de l'Education Nationale, à charge pour moi de payer la médaille et le mousseux pour le vin d'honneur en salle des prof's auquel je ne pourrais échapper.
Parce qu'exister socialement aujourd'hui, c'est disposer de multiples profils dans Second Life, sur MSN, Uncoupdunsoir.com, Fessesbook, Meetic, Trouvemoijtecherche.fr, Ulla.com (tiens, celle-là, je l'aie), Copains d'Abord, Jveuxdesamis.com, Colos d'Hier et Nous-Sommes-Des-EX.fr (NOSEX.fr), qu'il faut compléter pour être quelqu'un.
La notoriété se mesure aujourd'hui au nombre d'occurrences sur Google. Et à la tenue quotidienne d'un blog. Sombres quidams lambda ou personnes publiques les plus célèbres.
Mais le nec plus ultra, de nos jours, c'est quand même de rédiger sa propre bio-mégalo-nécrologie sur Wikipédia pour s'assurer que son nom et son œuvre demeureront pour des siècles et des siècles.
Aussi avons nous mis à profit ce week-end avec Fantômette pour commencer à rédiger "notre vie, notre œuvre", en commençant par notre bibliographie sélective commune.
• Carnets de chèques
• La levrette égyptienne - Analyse critique de l'iconographie érotique dans l'enluminure égyptienne du Haut-Empire, ou comment faire l'amour de profil. Thèse de 3e cycle. Nombreuses illustrations couleurs et fiches pratiques.
• Déclarations aux assurances (dégâts des eaux, fractures et accidents scolaires…)
• Blog (vous y êtes) et site pro
• Un vrai livre, avec plus de 200 pages et une couverture orange (tiré à 800 exemplaires, épuisé).
• Billets doux
• Romans : Ironie du Sort, merci la Vie (liste non limitative)
• Etude typologique de l'usage du symbole christique dans les catacombes paléochrétiennes au temps de l'empereur Julien l'Apostat en Méditerranée orientale (excepté Chypre, la Jordanie et la Cappadoce), thèse de 3e cycle, publiée aux éditions Fleurus sous le titre "Dessiner une Croix" dans la collection "J'apprends à…".
• Livret d'accueil de l'étudiant ingénieur : comment organiser une fête aux frais des contribuables.
• Déclarations de revenus (plein, voir aussi à "chèques")
• Des poèmes (plein, avec des mots, et des rimes, des fois, mais c'est pas facile).
• Des grilles dans Télé7 Jeux, niveaux 1, 2, 3
• Journaux intimes pré-adolescents et récits érotiques du même âge, ou Les aventures de Jack dans son camping-car. Post-face de Tzvetan Todorov: Adolescence et orthographe des mots difficile, ou comment mettre deux "L" à fellation.
• Prosopographie : déplacements et transferts identitaires - le cas Oussama Ben Laden
• L'industrie des pointes de flèches de bronze trilobées à Canacale au temps de Julien l'Apostat, analyse physico-chimique et symbolique phallique, dossier d'habilitation, Maître de Conférence, section 67.
mercredi 19 novembre 2008
Bagdad café post-partum
mardi 18 novembre 2008
Maréchal nous voilà
La nuit est belle. Profitons-en.
Vous avez vu comme notre gouvernement utilise les fichiers, pour surveiller la population, les élèves, les prof's (voir mon post du 12 novembre).
Mais rassurez-vous, le Maréchal Sarko et ses sbires font toujours plus fort.
D'une certaine manière, il viennent de mettre fin à l'éternel débat sur "l'histoire est-elle un éternel recommencement ?".
La réponse est oui.
Vous vous souvenez peut-être, bande d'anciens élèves inattentifs et ignares alors seulement préoccupés par ce que pouvait cacher la jupe de votre voisine boutonneuse ou le jean délavé de votre voisin tout aussi boutonneux, vous vous souvenez de ce prof' d'histoire qui vous a appris qu'à une certaine période de l'Histoire de France, le sport préféré des Français était les dénonciations anonymes par lettres que beaucoup oubliaient de signer.
Si, souvenez-vous, ça se passait sous la France de Vichy, entre 1940 et 1944. Allez, un petit effort, rappelez-vous, "Travail, Famille, Patrie" et le petit caporal de l'époque était Maréchal.
Ben c'est reparti.
Donc, si vous en voulez
- à vos parents (sinon, pourquoi seriez-vous en analyse depuis 20 ans ?)
- à votre femme ou à votre mari (allez, dites pas non)
- à votre belle-mère (le beau-père, c'est plus rare)
- à votre voisin (on en a tous)
- à votre patron
- à votre chef
- à votre collègue
- à Ségolène Royal
- aux Français d'origine étrangère
- aux étrangers non-Français qui prennent tout le travail, c'est bien connu
- aux immigrés clandestins
- aux gens du voyage (pas les touristes allemands, hein, non, ceux qui viennent d'Europe de l'Est)
- au percepteur
- à la Terre entière
- ...
Vous pouvez les accuser de
- vol
- pédophilie (très à la mode)
- abandon d'enfant dans une voiture surchauffée sur un parking de supermarché (très à la mode aussi, mais attention, il faut au moins un enfant comme preuve)
- zoophilie sur votre caniche nain (pas besoin de preuve)
- sabordage du Parti Socialiste
- achat d'une poupée à l'effigie de Sarko et d'aiguilles
- fausse déclaration à la Sécu
- trafic ou consommation de drogue
- avoir voté à l'extrême gauche l'an dernier en choisissant Bayrou
- avoir dit que Sa Majesté voulait racheter le camp de Guantanamo à Obama
- harcèlement moral
- harcèlement sexuel (mais là, franchement, je ne sais pas si vous devez vous plaindre, c'est que vous plaisez)
- être le père de l'enfant de Rachida Dati
- violences conjugales
- hébergement de personnes de couleur (peu importe la couleur)
- ...
Un petit conseil : évitez de vous en prendre à Sa Majesté ou à son gouvernement.
Il vous suffit ensuite de rédiger un petit mail et de l'envoyer à la Préfecture de l'Isère, la confidentialité est assurée.
Faites passer, je me disais comme ça que si l'info suivait, et que si tous ceux qui ça gène, un peu, beaucoup, passionnément, envoyaient un mail, ça rendrait le truc inefficace.
Donc, au risque de mettre la sécurité de ma famille en péril et de faire un petit séjour dans un stade comme ce fut un temps très couru en Amérique du Sud, je recopie une lettre de mon grand-père (attention, là, je joke) et j'envoie le message suivant et pas anonyme :
Madame, Monsieur,
je tiens à vous signaler par la présente que mon voisin héberge des sujets israélites dans sa cave, que sa fille fréquente un communiste notoire et que sa femme a dernièrement acheté des bas au marché noir.
Voilà.
Et je le renverrai chaque jour.
Et de rajouter un dessin que m'envoie une Jeune Femme.
lundi 17 novembre 2008
dimanche 16 novembre 2008
samedi 15 novembre 2008
vendredi 14 novembre 2008
Effet d'annonce
Eglise de la Dalbade, Toulouse
Ni ange, ni démon. Je réécris le mot du jour. Parce que. Parce que colère.
Voilà.
Ce blog n'est plus depuis longtemps le miroir de mes états d'âme. Et c'est tant mieux. Il était temps. Parce qu'il est des gens que l'on apprécie d'avoir vu partir après qu'ils se soient nourris de nous. Des ruptures bénéfiques que font de nous ce que l'on est vraiment, sans même plus l'artifice de produits dopants et de remises en cause permanentes de ce que l'on n'est.
Pas plus que je ne détaillerai ici chaque jour l'heure de mon premier pipi, les progrès de mon hamster dans l'apprentissage de la lecture, mon émerveillement face à l'intelligence et à la finesse d'esprit de mes enfants, la manière dont la rotation de l'Univers s'effectue autour du point fixe de mon nombril, l'infini du nombre des gens qui m'aiment et comment certains ne sont que des gros méchants, le parfum de ma tisane du soir…
Sérieux, ça existe, et pas seulement sur Skyblog, même sur le blog des plus grands, mais ne cherchez rien de tout ça ici. Ni la longueur de mes posts ni mes propos ne donneront jamais la mesure de mon ego surdimensionné ,-)
Il suffit de cliquer sur "Blog suivant".
D'autres se laissent aller épisodiquement à la diffamation. C'est plus grave. Mais la justice s'en occupe déjà. Elle est là pour ça.
Vous ne trouverez ici que des photos, et des bouts d'histoires, vraies ou délirantes.
C'est tout ce que j'ai la prétention de savoir faire. Et encore !
jeudi 13 novembre 2008
L'étrange soirée de Mister Jack

Que peut bien attendre une femme d'un homme ? Hein, dis ?
Ouvrez un magazine masculin, il y sera question de musculation, abdominaux, après-rasage, testostérone, point G et anabolisants pour veaux aux hormones vendus sur internet en toute discrétion.
Ouvrez un magazine féminin, passez sur les articles Qu'est-ce qu'un bon coup ?, Chéri, je ne rentre pas ce soir, j'ai trouvé mieux mais je serai là pour le petit dej' ou Comment sortir avec son gynéco ? et cherchez les hommes. Ca brille de crèmes et huiles lipo-drainantes, toutes les photos nous présentent le David de Michel-Ange colorisé couleur chair bronzée à coups de Photoshop, portant dans les pages mode une simple veste noire sur un torse nu et glabre. Fashion tendance.
J'ai essayé, une fois, d'aller bosser comme ça, juste pour tester ma virilité et mon sex-appeal. C'est fantastique. Ca marche. Je n'étais pas encore entré en cours que j'étais convoqué dans la bureau de la patronne. Illico. Pour me dire que je devais rentrer m'habiller. Je n'ai pas compris. Mais c'est vrai que je ne suis pas glabre.
Non, ce qu'il faut avec les femmes, c'est un sens sérieux, fort et assumé, de l'auto-dérision. Vraiment.
Dernièrement, c'est-à-dire il n'y a pas longtemps, j'avais invité chez moi une jeune femme chez qui je fais occasionnellement de menus travaux de peinture, enduit, réparation de fuites sur lave-vaisselle, pose de jonc de mer, montage de meubles Ikéa… (vous pouvez me joindre au 06-61-28-56-98, TVA à 5,5%, chèques-restaurants acceptés) alors qu'elle envisage de déménager. Donc, après un début d'apéro chaste et cordial, je lui propose de visionner un film. Pour moi qui suis d'une génération qui n'a pas connu Charles Martel mais François Mitterrand boutant les magnétoscopes japonais à Poitiers en 1982, je suis toujours surpris de la réponse des jeunes femmes dans ces cas là :
- D'ac, mais j'espère que tu as un home cinéma !
J'ai. On ne ne me la fait pas. On ne me la fait plus. J'ai bien compris et je précise d'emblée sur ma fiche Meetic que je dispose d'un home cinéma 300 watts super woofer et d'une TV LCD HD avec Canal+. Ca évite de perdre du temps.
Donc, la Belle accepte. Je renouvelle le Martini et l'assortiment de cacahuettes. C'est fondamental les cacahuettes, ça permet un rapprochement rapide quand ça échappe dans le corsage. Proscrivez absolument la pizza, plus difficile à repêcher. De plus, ça tache, et vous avez toutes les chances qu'elle vous dise qu'elle doit rentrer. Et proposer un corsage de rechange alors que vous êtes supposé célibataire fait encore plus mauvais effet.
A ce stade de la soirée, selon l'âge et le stade de développement cérébral du sujet, je propose Albator, Quand Harry rencontre Sally (trop romantique pour une rencontre d'une nuit), Le Sens de la Vie des Monty Python (pour le cours d'éducation sexuelle. Un conseil, le mieux est de le connaître par cœur, ce qui permet de le regarder en VO non sous-titrée sans passer pour une truffe si le sujet est thésarde, ingénieure ou simplement mégalomaniaque égocentrée), éventuellement L'initiation de Priscillia (plus difficile à amener).
Bref, ce soir là, je proposai Shining avec Jack Nicholson, un film qu'il faut demander à papa et maman avant d'ouvrir la boîte, c'est marqué dessus, l'idée étant de susciter quelques émotions suffisantes pour qu'elle réclame mes petits bras musclés et rassurants. Arguant du fait que je venais de repeindre mon canapé, et de la froideur de mon carrelage, je proposai donc la chaleur de ma couette pour regarder le film sus-dit.
- Tu sais, me répondit la Belle, je suis open. Par contre tu feras attention si la peinture n'est pas sèche, parce que tu as posé des coussins sur ton canapé.
Et là, rien. Mais rien de rien. Moi qui comptais faire d'une pierre deux coups, regarder un DVD et profiter de la Belle, rien. Mais rien de rien. Pas une émotion. Rien. Ce n'était pas une pierre, mais une statue de marbre callipyge qui partageait ma couette pendant que je fouettais en suivant les pérégrinations d'un gamin en tricycle, craignant à chaque instant de voir débouler son bûcheron de père ou Emile Louis au détour d'un couloir. Elle, rien. Le vide. Le néant. Autant amener Landru dans un magasin de cheminées Richard Le Droff.
De dépit face à cette absence d'émotion, je m'apprêtais à appuyer discrètement sur la télécommande pour lui faire le coup de la panne et avoir le mot de la fin, quand elle ouvrit la bouche, pour l'avoir, le mot de la fin.
- En fait, tu sais que tu ressembles vachement à Jack ?
C'est là que j'ai compris que la soirée était finie.
Au fait, je lui ressemble tant que ça, à Jack ?
mercredi 12 novembre 2008
Marcher sur la tête
Fais gaffe, Petit Prince, on t'a vu !
Cliquez sur le lien suivant, pour découvrir combien le ministère de l'Education Nationale-Big Brother est riche et comment il dépense les deniers publics.
Et si vous ne lisez pas tout, profitez au moins de la photo, c'est une véritable œuvre d'art.
Perso, j'ai refusé par courrier que le dossier de Petite Princesse soit saisi dans Base Elève. Réponse du directeur : impossible de passer outre, c'est le seul logiciel dont ils disposent.
mardi 11 novembre 2008
lundi 10 novembre 2008
dimanche 9 novembre 2008
Immobilisme statutaire

Melting-phot de clichés de l'un et de l'autre, composé par Fantômette.
Travail oblige, couche-tard et lève-tôt ne se croisent pas dans le premier métro, ces derniers temps, mais devant un écran d'ordinateur qui ne refroidit que quelques heures.
Me voici rendu à sous-traiter ce blog ;-)
Puisqu'il ne sera pas possible d'inclure des remerciements à mon travail d'écriture, que Fantômette trouve ici tous mes remerciements pour son soutien, sa patience, son soutien patient, ses lectures et relectures, l'acuité de son œil à traquer les fautes et les incohérences, ses idées, sa disponibilité pour de longues heures de discussion et d'échanges, sa suppléance dans les tâches ménagères et matérielles, les matins où elle se réveille en solitaire parce que je suis déjà ou encore devant cet écran.
samedi 8 novembre 2008
vendredi 7 novembre 2008
Croiser ton chemin
jeudi 6 novembre 2008
mercredi 5 novembre 2008
mardi 4 novembre 2008
lundi 3 novembre 2008
dimanche 2 novembre 2008
samedi 1 novembre 2008
Par tous les saints
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