mardi 30 septembre 2008

Tatouages et scarifications



Elle est toujours là, demeure, proche ou lointaine, selon les humeurs et les aléas de la vie, avant de faucher les proches et d'interroger notre attachement et nos engagements aux côtés de ceux qui nous entourent, nous aiment, et que l'on aime. Elle rappelle que certains engagements valent pour la vie et face à elle, par delà même. Il faut la garder à distance, la penser pour plus tard, dans le lointain, tout en sachant qu'elle peut frapper aujourd'hui ou demain.
De qui redoutons-nous la mort ?
Qui redouterait notre mort, quand on peut être renié jusque dans la mort de ceux que l'on aime alors ?
Quels engagements prendre aujourd'hui quand on ne sait pas s'il ne sera pas trop tard demain ?

Des pensées de courage à celle et ceux qui pleurent aujourd'hui la mort d'un proche.

lundi 29 septembre 2008

Pas content



Parce que même pendant un week-end rando, Petit Prince doit (aussi) faire ses devoirs.

dimanche 28 septembre 2008

Du plomb à moudre



Cette ancienne usine produisait effectivement du plomb à partir du blende d'Eylie. Elle est actuellement en cours de réhabilitation pour devenir écomusée de la mine.
Le plomb, c'est aussi les copies à corriger sur lesquelles il faut s'efforcer de rester. Et c'est pas facile.
Heureusement, Fantômette a tout prévu, une journée échange de fringues entre copines, les mecs étant exclus, virés, personnae non grata, out, quoi. Donc, exit les copines de Fantômette qui déambulent en petite culotte, le thé et les petits gâteaux, le sérail version XXIe siècle laïc, le gynécée des consommatrices post-modernistes chantres de la reconversion.
Mon Dieu, pourquoi m'as tu fait homme ? C'est pour ça que s'est battu le MLF ? Et puis d'abord, puisque je suis zomme, pourquoi ne pas m'avoir fait calife de Bagdad ou d'Istanbul, déambulant dans son harem, ou représentant Tupperware en lingerie féminine ?
Est-ce que Eve organisait des journées feuilles de vigne avec Marie-Madeleine et ses copines pendant qu'Adam allait ramasser les pommes ?
Mais bon, pour la peine que je suis zomme et qu'on me le rappelle de la sorte, j'ai refusé de monter les valises et les sacs Tati pleins à craquer comme un départ vers l'Algérie. Et toc.
Et je m'en retourne à mes copies calmer mes poussées hormonales de zomme à la pensée de tous ces corps, et broyer un peu de travail.

vendredi 26 septembre 2008

La durée de l'ins-temps



La vie et l'amour sont la même chose. Quand il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de vie.
Roch Carrier
De l'amour dans la ferraille

jeudi 25 septembre 2008

Une page est tournée


Certes, ce n'est qu'une première page qui se tourne, il y en aura d'autres, plein d'autres, mais j'ai (enfin) terminé une première version définitive de mon travail pour mon éditeur. Quelques heures ou jours de répit avant les premiers retours, les modifications qui suivront, les réécritures nécessaires…
N'empêche, c'est fait. Fini l'écrivain-autiste qui rentrait à son bureau entre deux cours ou à l'heure de la cantine. Au moins pour… quelques jours.
Je vais enfin pouvoir faire la poussière chez moi, et m'attaquer aux deux mois de repassage qui attendent sagement dans un coin. A force, le tas finit par se tasser sous son propre poids, ça fait moins peur. Comme pour les copies qui attendent d'être corrigées.
Même, un jour, j'irai faire les boutiques, genre une virée chez Ombres Blanches, la meilleure librairie de Toulouse ou La Maison Autour du Monde pour y dénicher un cadeau pour Fantômette.
Je vais même enfin pouvoir lire, si je sais encore.
Investir par avance mes colossaux droits d'auteur potentiels (là, Fantômette, ça ne se compte plus en points d'indices mais en K€), dans un Noël romain, une escapade dans les Caraïbes, une voiture six places, un abonnement à La Tribune (beurk !) et au Figaro Economie (beurk encore !) pour suivre jour après jour la chute de l'immobilier et guetter le T6 qui nous fait défaut, parce que à six dans un T3, on sait faire, mais quand même, T3+T3=T6.
Un jour.

Voir plus loin pour oublier la blancheur de certaines nuits et le noir de quelques idées, parfois.

mercredi 24 septembre 2008

Nouveau départ




On guérit de ses blessures au cœur et à l'âme, même quand elles demeurent source de cauchemars. Les cicatrices demeurent, mais l'amour, la confiance, la vérité des regards, sont bien plus qu'un baume qui les apaise. On regarde ensuite ses cicatrices avec distance, en sachant ce qu'on a vécu, et ce qu'on veut vivre maintenant.

mardi 23 septembre 2008

La lune, deux mains





Impossible de se souvenir dans ces bouts d'essais. L'appareil est le même, le doigt qui a appuyé était celui de Fantômette ou le mien.

samedi 20 septembre 2008

vendredi 19 septembre 2008

Cène urbaine



Ce qu'il y a de chouette à partager la vie de Fantômette, c'est que les choses sont simples. Sérieux, la vie est tellement simple qu'on dirait une pub' pour les Knaki Herta et qu'on se demande comment on a fait pour passer à côté des choses simples aussi longtemps (la comparaison s'arrête là, mais ce slogan, fallait le trouver).
C'est plein de petits bonheurs aussi simples que le lit "des parents" envahi par quatre Nains un dimanche matin. Une sacrée découverte. Même s'ils "ne sont pas du même lit" (ça c'est vraiment une expression à la con pour dire que les parents ne sont plus vierges), ils en ont un pour se retrouver et nous retrouver.
Aussi simple qu'un Asticot qui vient oublier son cauchemar dans le lit "des parents" et se rendort avec eux.
Aussi simple qu'un "Papa" ou un "Maman" qui échappe quand il s'adresse à un beau-père, une belle-mère, un demi-père, une moitié de mère, de ces noms si laids qui n'ont guère de sens.

Ce qu'il y a de chouette à partager la vie de Fantômette, c'est aussi que c'est Fantômette. Je passe sur la jupe noire zippée, c'est privé, mais Fantômette, sous le masque noir de son maquillage, est imprévisible. Genre "t'es là ? Alors j'arrive." Genre "je ne peux pas attendre deux heures de plus, je passe te chercher." Genre "Tiens, c'est pour toi." en me tendant un double de ses clefs.
Parce qu'hier était aussi un anniversaire, alors que je m'attendais à passer la soirée à corriger des copies sans pour autant avoir oublié la date, je me retrouve à prendre l'apéritif avec Beau-Papa et Belle-Maman, réquisitionnés à mon insu et dans le plus grand secret pour garder lesdits Nains pour une échappée belle au restau, quelques heures de tête-à-tête (voir la définition ici) dans une ambiance mexicaine.
J'ai quand même réussi à payer l'addition, histoire de garder ma position de mâle auprès de Fantômette. Faut pas pousser.

Sauf qu'un Asticot avait vendu la mèche. N'empêche, si on regarde bien, plein de petits bonheurs simples, ça fait aussi un grand bonheur simple. Merci, Fantômette.

jeudi 18 septembre 2008

Le bout de chemin qui reste à faire



Et hop, une aube ariégeoise pour tenir encore deux jours, avant un week-end ariégeois rando-chasse aux champignons-escalade, avec Trolls, raclette et copains de Fantômette.
Miam.

Godfordom, c'est aujourd'hui la saint Nadège, et j'apprends qu'un contrat pèse sur ma tête, lancé sur un blog par des gens qui se trompent en croyant avoir été trompés. Sauf pour qui connaît la chronologie des dates et des lunes. Ca sent le règlement de comptes et le fait divers.

Donc, si par malheur je devais mourir d'une rupture inopinée de freins de voiture, être suicidé d'une balle dans la tête, lapidé à coups de batte de base-ball ou immolé accidentellement dans mon appartement, que NATIS et quelques autres sachent que je les aime et que c'est avec eux que je poursuis mon chemin.

On se retrouve en chemin entre gens de bonne compagnie, laissons à la justice le soin de faire le chemin qui est le sien, elle est là pour ça.

mercredi 17 septembre 2008

As a dragon fly


Trop de boulot pour écrire en ce moment, le résultat est encore incomplet, semble bien décevant, mais le tout est franchement chronophage. Je reviendrai écrire ici, un jour. Ecrire me manque. Ici et sur les blogs amis.
D'autant que le lave-vaisselle s'en mèle. Calgon, pourquoi m'as-tu fait ça, là, maintenant, quand j'ai pas le temps ? Pourquoi moi ? Pourquoi tant de haine ?

En attendant, je retourne bosser en me gavant de zlabias et de makrouths, on en trouve partout en ce moment, c'est ce qu'il y a de chouette avec le Ramadan. Par contre, je ne sais pas si le cholestérol est reconnu maladie professionnel chez les écrivants-auteurs.

mardi 16 septembre 2008

1+2+1+2 = 7 ou 8



Pas besoin d'aller à Delphes pour consulter la Pythie ou Madame Soleil. Les oiseaux d'augures avaient parlé, m'aimer s'apparentait à un chemin de croix, croix que je devais faire sur une vie de couple et de famille, faute d'en être capable.
Merci à ces cinq là qui me font confiance et en qui je place ma confiance.

lundi 15 septembre 2008

Qui n'a pas vu Dieu n'a rien vu


Une citation de Jules Renard.
Il suffit de coller l'œil à la lunette, et hop, Dieu apparaît, en gros plan. Et ça marche mieux qu'avec Bernadette à Lourdes. Pour cinquante centimes seulement.

vendredi 12 septembre 2008

Garder une lumière au port



Bonne nouvelle, le Pape débarque en France, laïque depuis 1905.Même qu'il n'est pas passé par le Tunnel sous la Manche. Trop fort, le mec. Par contre, les petits actionnaires d'Eurotunnel, qui attendent leurs dividendes depuis des années, vont se ruer en masse à Lourdes. On saura enfin si Dieu était capitaliste ou si Marx était le dernier Messie.
Le p'tit Nico, lui, ne va encore plus se sentir.
Un cadeau à celui ou celle qui devine comment sera habillée Carla.

jeudi 11 septembre 2008

Déclaration à une femme




Chère Madame,
je m'appelle FC, je suis né le 15 mai et je mesure 177 centimètres pour un peu plus de 70 kilos, doté d'une bouée ventrale résultant d'un régime à base exclusive de soda durant un an et demi de ma vie. Yeux verts, je suis doté d'une implantation capillaire qui n'est pas sans rappeler celle de Zinedine Zidane, mais je certifie qu'il n'y a aucun lien de sang avec toute personne d'origine nord-africaine ou sud-marseillaise.

Je pense être sain de corps et d'esprit, malgré un dérèglement du système pileux sur le lobe de l'oreille droite, un phymosis diagnostiqué à la naissance et avoir été diagnostiqué à distance paranoïaque, psychopathe et souffrant de bouffées délirantes.

J'ai eu une enfance heureuse, entouré de l'affection de mes parents français de souche, d'une famille ayant donné à la patrie : mon grand-père paternel lui a fait don de son bras droit durant la campagne de France en juin 1940, mon grand-père maternel a voué sa vie aux Chemins de Fer Français. Mes grands-mères ont élevé leurs enfants dans l'amour de la famille et de notre cher pays. L'un de mes aïeuls fût estafette dans les Dragons napoléoniens avant de perdre ses pieds et sa vie en attendant le dégel pour traverser la Bérézina en kayak. Par contre, mon oncle Bernard vit en marge de la famille depuis maintenant 39 ans, ayant eu des amours honteuses avec une jeune femme turque. Mon père n'a jamais abusé de moi et je n'ai pas abusé de ma voisine d'enfance dont j'ai pourtant assisté impuissant aux prémices de la puberté, puis aux coups de klaxon italien de la R12 de son premier petit copain. Je le regrette.

Je n'ai pas fait mon service national pour cause d'incompatibilité avec l'armée. D'abord réfractaire, la Grande Muette m'a exempté pour raisons médicales quand les gendarmes m'ont retrouvé. Ce qui ne m'a pas empêché de devenir feignant (pardon, fonctionnaire), bien noté de mes supérieurs et apprécié de mes collègues. Je tiens d'ailleurs à signaler que mon collègue Tarik K. pratique actuellement le Ramadan (il se dit au régime) et que je le soupçonne de s'isoler durant les heures cantine pour prier sur un torchon de cuisine pour ne pas éveiller les soupçons.

Je suis athée convaincu, et j'avoue visiter indistinctement mosquées, églises, synagogues, hypermarchés et autres temples par curiosité intellectuelle.

Je dors sans pyjama et je change les draps tous les vendredi parce que le lendemain c'est samedi.

Je ne consomme plus aucun produit stupéfiant, hormis ceux autorisés par la Sécurité Sociale, le syndicat des Brasseurs Français et les syndicats viticoles. Je fume beaucoup trop de cigarettes achetées en Espagne et parfois au marché le dimanche matin.

Je suis hétérosexuel, surtout avec les femmes, indéfectiblement fidèle, surtout avec ma femme. J'ai une sexualité épanouie, j'espère que ma femme aussi, même si elle fuit parfois mes approches. Avec elle, je pratique l'acte sexuel sous toutes ses formes, la lumière allumée et les yeux ouverts, à l'exclusion du voyeurisme, du sado-masochisme et de l'échangisme. Ma position préférée est celle du Costus Arabique (photos jointes). J'ai des rapports fréquents, parfois trop fréquents (voir la déclaration de ma femme). Mes pratiques solitaires sont peu nombreuses, se limitant à la lecture de nouvelles érotiques. Je ne regarde plus de films pour adultes depuis quelques mois.

J'ai un passé d'extrémiste de gauche et de militant pacifiste, mais j'ai vieilli, mûri, et pour preuve de mon absence de tout engagement politique actuel, je suis inscrit au Parti Socialiste.

J'ai souscrit une assurance décès pour chacun de mes deux enfants et l'ensemble de mes login, mots de passe, comptes-bancaires, se trouve dans un document crypté sur le disque dur de mon ordinateur sous le nom "informations personnelles".

Espérant de la sorte avoir répondu à vos questions, recevez, chère Edvige, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

mardi 9 septembre 2008

Atelier d'écriture



C'est vrai, ces derniers temps, j'abreuve beaucoup moins les (trop) rares lecteurs de ce blog de ma prose, au risque de décevoir les puristes de la langue et exégètes de l'histoire de la nouvelle littérature française qui attendent patiemment la suite de l'œuvre dont je poursuis laborieusement la lente élaboration. Je vous le dis tout net, "tenez bon et soyez patient, tel Jésus entreprenant la multiplication des Cracottes Light, j'y arriverai". Je ne suis pas sûr que les autres le regrettent.
Ca vous laisse toujours le temps de relire Louis Althusser, Walter Benjamin et Jürgen Habermas, histoire de rappeler combien l'avant-garde se nourrit toujours des critiques de l'ordre établi, comme le suggère la qualité de ce blog ;-).
Dont acte. Mais n'oubliez pas de revenir de temps en temps.

Je poste des photos qui sont trop vite choisies. Je réponds en retard aux commentaires qui sont déposés ici. Pas plus que je n'alimente les blogs de mes camarades de retour de vacances de mes commentaires.
Comprenez, la rentrée est passée par là, et puis, je m'éclate total sur FaceBook genre "tu veux pas être copain avec moi, hein, dis, s'il te plaît, allez ?", et… je suis en plein travail d'écriture. Ben si. Je vous avais bien dit que je scribouillais pour un éditeur scolaire sur le projet d'un nouveau manuel qui doit révolutionner l'histoire de la pédagogie. Depuis maintenant trois lunes. Une histoire déjà presque aussi longue qu'une autre que j'écris tous les jours. Sauf que j'espère être plus doué pour la seconde que pour la première.
Je perds beaucoup de temps, en réflexions stériles, en manque de vue d'ensemble et de hauteur d'esprit, en questionnements qui s'avèrent concerner cartographes et iconographes.
Mais bon, ça doit être comme ça quand on débute, quand on est écrivain-débutant, novice en la matière littéraire.

Quelqu'un peut m'aider ?
Je comprends maintenant pourquoi Jésus s'est chargé de traverser la Mer Morte en kitewing, d'organiser un méchoui à la Cène pour sa dernière soirée et de jouer à cache-cache après son enterrement, et a laissé à d'autres le soin d'écrire la Bible.
Il avait tout compris, cet homme là.

vendredi 5 septembre 2008

Des fois, meme, je m'interroge…

…mais c'est peut-être le propre de l'homme (trop) sensible.

Cours, Petite Princesse !



La question du mariage ayant été résolue en moins de 24 heures, je peux maintenant laisser parler (un peu) ma fibre érotique et ma sensibilité politique et environnementale. Greenpeace se lance dans le porno soft, allez-y voir, même que rien ne vous empêche de participer ou de signer la pétition.
Merci à D. pour l'info.

mercredi 3 septembre 2008

mardi 2 septembre 2008

Et de deux

Premier exercice de rentrée
"Vous prendrez une photo dans le style de La Madeleine à la Veilleuse, de Georges de La Tour."


Chuis crô sentimental



…et c'est pas plus mal comme ça, des fois.

lundi 1 septembre 2008

Schnellstartanleitung (guide de prise en main rapide)



Ce n'était pas vraiment une surprise, on pouvait toujours rêver à autre chose, mais le réveil a sonné la rentrée, le bougre.
Des réunions tout plein, un nouvel emploi du temps, des "alors, raconte…" à l'apéro, des listes d'élèves aux noms pour la plupart inconnus.
C'est reparti. Faites gaffes, c'est le signe que les feuilles vont bientôt roussir, profitez du soleil et des journées encore longues.