mardi 31 mars 2009

Shit cosmique



J'suis pas misogyne. Je crois pas.
Mais je suis pas masogyne non plus.

Un matin comme ça, où ni la chaleur du corps de Fantômette, ni la voix du journaliste qui se cache tous les matins dans le radio-réveil ne parvenaient à me donner le courage de m'extraire du lit, il a suffi que j'ouïsse (non, non, vérifiez, l'apostrophe fait toute la différence) une info pour me retrouver debout.
Selon une étude scientifique, il suffit qu'un homme regarde fixement une femme plus de huit secondes et deux dixièmes pour que la dame en question sache que yess, ça y est, il a le coup de foudre. Quelques savants croisements-décroisements de jambes pour faire remonter le string et descendre le taille basse, et toc, l'affaire est dans le sac.
Pas mal, non ?

Ben non.
Parce que les femmes, elles peuvent regarder fixement un mec pendant cinq minutes, ça ne veut rien dire. Rien. Le temps est le même chez une femme, qu'elle se dise "Quel con !" ou "Quel homme !"

Quand je pense à ce que je ressentais quand Fantômette me regarde fixement avant de lever les yeux au ciel ou de hausser les épaules, ça me terrifie.

Donc à partir de désormais, c'est scaphandre anti-radiations et anti-feedback sentimental, et psychotropes pour oublier.

lundi 30 mars 2009

Si c'est un homme





Depuis tout petit, Casimir se fade deux questions existentielles lourdes comme une enveloppe de stock-options de chez GDF : son souci d'être parfait et sa culpabilité concomitante.

N'en déplaise à certaines lectrices de ce blog qui débattent ici du fait que Casimir serait sexué ou non, il a déjà résolu cette question fondamentale à l'occasion de quelques douches viriles post-sportives et transpiratoires dans le vestiaire hommes et en est ressorti parfumé au Mennen et rassuré sur la taille de son pédoncule.
Même s'il a pris conscience après qu'il avait ôté ses lunettes pour la douche. Mais bon, quand on tient une réponse rassurante…

Outre bientôt trente ans de psychanalyse, Casimir cherche aussi des réponses à ses questions dans le regard des femmes et sur internet, cette somme de connaissances universelles et merveille de communication qui relie les hommes, et surtout les hommes et les femmes dans leur petit jardin secret.

D'abord, il faut laisser de côté les forums genre "Quels sont les principaux défauts des Hommes" ou "Quoi ne c'est l'Homme idéal ?". C'est déprimant.

Par contre, le magazine "Côté Femme" a fait réaliser en 2005 un sondage des plus éclairants. Bilan des courses, l'homme idéal est drôle, attentionné et imprévisible. Il est capable de montrer ses sentiments (à croire qu'il peut en avoir, même si Casimir culpabilise d'en déborder), d'être soucieux de l'épanouissement de sa compagne (encore que là, Casimir préférerait qu'on se mette d'accord avant sur la définition du mot "épanouissement" et sur le fait qu'il doit ou non être systématiquement extérieur au couple) et il s'investit dans la vie familiale et quotidienne.
De plus, les hommes d'aujourd'hui seraient, aux yeux des 527 femmes interrogées, presque ces hommes idéaux.

Pour la moitié des femmes, c'est leur homme qui compte ou a compté le plus dans leur vie, devant leur père, leur(s) fils, leur premier amour ou leur meilleur ami. Culpabilité. D'abord, l'autre moitié des femmes, elle pense quoi ? Et Fantômette, que Casimir croit voir si entière et dont les mains se souviennent de son corps comme d'une association d'éléments allant par paires, elle est dans quelle moitié ?
Et puis pour un tiers des moins de 35 ans, c'est leur père qui compte le plus.
Et puis quand on dit compagnon, on parle duquel ? Celui là tout de suite maintenant ? D'hier ? De demain ?

Sauf que.
Plus les femmes ont d'enfants, moins elles sont satisfaites de l'implication des hommes auprès des enfants. Or, Fantômette et Casimir, en ont quatre en tout, en attendant les suivants. Je vous laisse calculer toute seule, moi, ce genre de phrase me déprime. Un conseil Casimir, culpabilise encore plus et pense à la vasectomie.

Sauf que.
82% des femmes de moins de 35 ans estiment que les hommes se montrent suffisamment tendres, contre 57% des femmes de plus de 35 ans. C'est vrai que le comportement de Fantômette a sensiblement changé depuis quelques semaines qu'elle a franchi le cap fatidique des 35 ans, mais Casimir met ça sur le compte de sa propre avancée dans un âge canonique en se disant qu'il est trop vieux (culpabilité).

Sauf que.
Les femmes préfèrent un mec désordonné mais pas égoïste. Casimir culpabilise de ne pas être assez bordélique. Et d'être égoïste.

Sauf que.
Les femmes, au rang des défauts, préfèrent les machos et dragueurs aux radins et aux paresseux. Casimir qui est glandeur ascendant découvert bancaire, il faut qu'il déculpabilise d'être macho et dragueur, toutes les femmes qu'il a croisées savent qu'il a l'œil du chasseur ,-)
Mais bon, ça, ça fait partie des défauts que les femmes acceptent le mieux.
Parce que dans l'ordre des défauts les moins acceptables, les femmes placent l'égoïsme, le machisme (seulement 17%), la mauvaise foi (vu sa culpabilité, Casimir est incapable de garder un secret ou d'assumer seul une connerie), la paresse et l'avarice.

Sauf que.
Fantômette le lui rappelle chaque jour, son fantasme c'est Johnny Depp. Magne-toi, Fantômette, c'est celui de 41% des moins de 35 ans, il doit y avoir de l'attente. Et Casimir culpabilise, parce que mise à part une taille soignée de sa pilosité faciale, c'est le seul point commun de Casimir avec Johnny.
Tu préférerais pas PPDA ? Il est cité seulement par 5% des femmes, il y a moins d'attente, et physiquement, Casimir s'identifie davantage.

Sauf que.
Johnny, c'est pour le corps et la nuit, et pour l'esprit et la conversation, les Françaises plébiscitent Yannick Noah ! Si, si. Alors là, encore moins de points communs. Casimir essaie bien en catimini de convertir sa calvitie précoce en dread-locks, et de chanter "Aux arbres citoyens" avec une voix de chèvre en mal de légionnaire en se rasant, mais rien, sa conversation demeure un vide intersidéral à côté duquel le Big Bang fait figure de trou de punaise et Yannick Noah pourrait se prendre pour Michel Serre.
Et de culpabiliser à coups de séances d'UV qui ne semblent pas émouvoir plus que ça le corps ou l'esprit de Fantômette.

dimanche 29 mars 2009

Dessine-moi sur un mouton



Réalisé sans trucage.

N'empêche, ce petit mouton bleu pourrait bien sauver la recherche française et mettre fin à la grêve des enseignants de l'Université. Rien qu'à Toulouse, pas moins de six enseignants-chercheurs ont proposé à la ministre Valérie Pécresse les sujets suivants pour justifier à la fois leurs postes et leurs émoluments.

1- Il s'agit de l'œuvre d'un berger atteint de la maladie de Parkinson qu'il convient d'interner avant qu'il ne veuille faire du Cirque de Gavarnie la nouvelle Chapelle Sixtine (section 37, psychopathologie sociale et analyse du trait)

2- Il s'agit d'un mouton qui chercherait à se faire remarquer en raison de son homosexualité refoulée (section 12, psychanalyse animale).

3- Il s'agit de la réincarnation de feu Peyo, le créateur des Schtroumpfs (section 78, littérature comparée).

4- Il s'agit des traces laissées par un camp d'ado du 93 qui avait eu lieu début juillet (section 25, psychologie de l'adolescent d'origine étrangère et droit pénal).

5- Il s'agit d'une adaptation génétique anticipative du réchauffement climatique face à la remontée annoncée des tribus Touaregs vers les régions septentrionales de l'Europe (section 54, ethnologie africaine).

6- Il s'agit d'une performance de l'artiste contemporain australien Saül Worth en résidence à Gavarnie et intitulée PiZZa Web2.0 (section 59, Arts plastiques, verbiage et petits fours)

7- Il s'agit d'un défaut de capteur numérique sur mon appareil photo (service après-vente Darty).

samedi 28 mars 2009

La geole d'Athanase




C'est vrai, des fois, ici, je peux donner l'impression de me plaindre.
Si.
Un peu.

Alors que bon, y a pire. Pour le moment, mon cancer se tient tranquille, ma prostate se laisse oublier, et si le moral joue parfois au CAC 40, je n'ai plus besoin d'un traitement psy qui me ferait prendre un bidonville de Calcutta pour le Palais des Mille et Une Nuits. C'est fini, on ne me la fait plus.

Y a pire. C'est vrai. J'aurais pu être sous-PGD de Valéo. Vous imaginez sa tête ? Le Big Boss encaisse une petite enveloppe, comme ça, pour bons et loyaux services, livrée par la Brinks compte-tenu de sa valeur, alors que lui, le sous-PDG, rien, juste un billet de première en TGV pour aller expliquer aux employés de Valéo que eux aussi ont été bons et loyaux, mais que là, maintenant, c'est fini, il faut qu'ils aillent pointer ailleurs. Aux Assedic.

Non, c'est vrai, j'aurais pu être sous-PDG chez Valéo. Ouf !
Donc, je ne suis pas à plaindre.

Et dans le genre pue-la-poisse, il y en a un qui se classe dans le Top 10, c'est Athanase d'Alexandrie, du IVe siècle, qui fut plus souvent exilé qu'en poste à son Patriarcat. A une époque où le dogme variait encore d'une vallée à l'autre, où les Chrétiens s'étripaient joyeusement et religieusement pour trancher, c'est le terme, de la véritable nature du Christ, humain ou divin, voilà-t-y pas que l'Athanase s'oppose à l'arianisme et défend la doctrine de consubstantialité, c'est à dire que le Fils serait distinct du Père, mais consubstantiel du Père. Sujet sérieux s'il en est, on imagine aisément l'état de confusion mentale de Benoit XVI s'il avait vécu à l'époque. Bref, l'Athanase tranche.

Mais c'était sans compter sur la présence des empereurs de Constantinople dont dépendait Alexandrie.
Ca commence avec Constantin Ier, qui l'exile en Gaule. Puis qui meurt, 28 mois plus tard. L'alexandrin Athanase se dit alors chouette, je vais pouvoir retrouver le soleil du Nil, grâce à Constantin II, un copain de la patronale, qui remplace feu Constantin Ier.

Sauf que, quelques mois plus tard, son pote Constantin II rejoint Saint-Pierre et que c'est Constance II qui le remplace, Constance qui en voulait à mort à Athanase qui, avec ses copains de classe, l'avait obligée petite à soulever sa tunique pour livrer à leurs regards lubriques les attributs qui plus tard feraient d'elle une femme. Du moins le pensaient-ils. Constance avait alors 8 ans, mais déjà dans cette Antiquité tardive, les femmes étaient rancunières. D'autant plus qu'à compter de ce jour, toute la cour de l'école apprit que Constance était un homme que sa mère, déçue de ne pas avoir eu de fille, avait fait baptiser de ce nom ridicule.
Il est donc à nouveau exilé pour 7 ans par Constance II, avant d'être rétabli par le même inconstant Constance.
Trop heureux, Athanase débarque à Alexandrie au cri de "Jamais Dieu sans Croix".

Les Alexandrins l'acclament, le portent aux nues, multiplient les fêtes et les ôdes en vers et en pieds. Pas pour longtemps.
Dix ans plus tard, Constant, l'empereur est assassiné et Constance II reprend du service, et la phrase célèbre d'Athanase "Jamais Dieu sans Croix" prend son sens et sa prononciation actuelle "Jamais deux sans trois".

Car en effet, je vous le dis, Athanase est exilé de nouveau pour six ans, jusqu'à la mort de Constance II remplacé par Julien, dont l'arrivée sur le trône de Constantinople provoque le massacre du Patriarche Grégoire de Cappadoce par les Alexandrins. Athanase, qui dépassait alors déjà la soixantaine, se vit alors s'installer sur le trône du Patriarcat d'Alexandrie.

Pas pour longtemps, car par un soir bien arrosé avec Julien, Athanase se moque de son pote l'empereur Julien qui croit encore que le Petit Jésus est fils du Père et non consubstantiel, et que le Père Noël existe pour de vrai. Le lendemain, Athanase doit refaire ses valises pour un an, jusqu'à la mort de Julien et son remplacement par Jovien.

Athanase revient donc à Alexandrie à la mort de Jovien, avant de s'exiler volontairement pour quelques mois le temps de mettre sa comptabilité à jour, et parviendra à s'y installer définitivement jusqu'à sa mort cinq ans plus tard en profitant du bordel ambiant dans l'empire, alors dirigé par deux frères, Valentinien Ier et Valens qui n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la nature du Petit Jésus mais partageaient le même harem impérial.

Car faute de se mettre d'accord sur la nature exacte de la chair christique, il trouvèrent un terrain d'entente et de partage sur la nature de celle des esclaves blondes aux yeux bleus.

vendredi 27 mars 2009

Bill Poil

 
 


Une photo choisie spécialement rien que pour Petite Princesse, amoureuse transie de Bill, le chanteur de Tokyo Hôtel.
 
 

jeudi 26 mars 2009

Toute sa beauté est cachée à l'intérieur



Il a beaucoup donné ces derniers temps. Beaucoup.
Il n'était pas seul heureusement. Merci.
Un branleur. Hyper-actif. Mais un branleur.

Il traîne sa carcasse fatiguée.
Il se sent usé. Lourd. Un boulet.

Il a perdu sa beauté dont il rayonnait comme jamais. Apollon de cire, il cloque.
Il sait que seuls les Apollon de marbre sont éternels. Mais il sent et ressent, il n'est pas de marbre.
Encéphalogramme plat. Il perdrait une partie d'échecs contre une palourde.
Il a perdu son humour. Dommage, c'est un gage de légèreté.
Il a perdu son inspiration. Le néant de mots, la page blanche, ceux qu'il choisit ne sont pas les bons.
Il trie des photos, efface de faux sourires par centaines.
Il s'en veut d'y avoir cru.
Il a perdu son énergie, celle sur laquelle il s'est appuyé ces derniers temps.
Quelques mois lui ont suffi à rattraper les kilos perdus, et même plus.
Sa culpabilité maladive le rend toujours autant prévisible.
Il a le potentiel érotique d'une blatte sous le néon du matin.
Il sait qu'on plait par ce qu'on est, pas par volonté.
Sa peau est ridée. Carapace épaisse. Mais fourmille de caresses à donner.
Encore et encore.
Son biorythme est en berne, simples oscillations d'émotions qu'il voudrait taire.
Il sait que les émotions, c'est mauvais pour le cœur.
Et que le cœur, c'est la vie.

Il est fatigué, et il doute. Se demande ce qu'il a perdu.
Espérant ne rien avoir perdu.
Et pouvoir donner encore et encore.
En attendant, le Vieux Gros va dormir, il a passé un deal avec Morphée qui lui prête sa couette pour se reposer avec la Fée Clochette.

mercredi 25 mars 2009

Sous la coupole

 
 

 
 
 
Vous avez vu, les jeunes ne respectent plus rien.
Rien de rien.
En Angleterre, un jeune de 18 ans a dessiné un pénis de 18 mètres de long sur le toit de la maison de ses parents pour qu'elle soit identifiable sur Google Earth.

Le mystère des dessins du désert de Nazca est peut-être enfin résolu.
En attendant, je vais taguer un cœur gros comme ça sur le toit de l'immeuble d'une femme dont je tairai ici le nom.
Ou son corps, ses fesses et ses seins, sur mon toit.

jeudi 19 mars 2009

La bonne porte


Z'avez vu, je deviens un clignement d'oeil.
J'suis là, j'suis plus là, j'suis là, j'suis plus là...
J'suis pas là souvent, et Fantômette en suppléante zélée entretient ce blog.

En bon quadra du XXIe siècle à qui on ne la fait plus parce que la vie l'a déjà fait, je sais qu'il y a des mots dont il faut relativiser le sens : toujours, jamais... Même s'ils gardent tout leur sens.

En ce moment, ce sont les mots hier et demain qui prennent tout leur sens. Certes, j'ai déjà connu ça il y a une quinzaine d'années, j'étais alors jeune, beau, plein d'allant, la vie était pleine de promesses et je faisais plein de promesses à la vie, sans compter certaines promesses qu'on fait à 20 ans pour les trahir à 21, j'osais encore me promener torse nu sur la plage en espérant provoquer de la sorte une bouffée phéromonale et hormonique chez quelque baigneuse solitaire, je cachais mes derniers relents d'acnée derrière des lunettes de pilote d'hélicoptère et une barbe naissante qui me donnait un air de Chubaka atteint de la gale, bref, c'était la belle vie, et je finançais ma vie de nétudiant en faisant des corrections de manuscrits dans l'édition, que je passais prendre le vendredi soir pour les rendre le lundi matin, pour un week-end de nuits blanches et une petite enveloppe de billets qui permettaient de voir venir la semaine à venir.

Et en ce moment, je peine à organiser dans ma tête, entre sélinité précoce et responsabilités adultes, un emploi du temps qui intègre les enfants, la vie de famille, une vie de couple, une vie professionnelle, et mes activités d'écrivant-correcteur de manuels scolaires. Parce que je retrouve le sens des mots hier et demain. Je retrouve l'espace-temps de la fabrication du livre.

Chaque jour arrive le même mail : Demain, on vous envoie les épreuves. Sauf que demain, ça veut dire après-demain, voire le demain d'après-demain.
Sauf que du coup, le travail à rendre pour demain devient à rendre pour hier. Qu'il faut intégrer qu'hier est demain, que demain est vraiment lointain, même si hier est déjà derrière, mais qu'il ne peut y avoir d'hier avant demain tant qu'on n'aura pas reçu les fichiers demain.
Vous vous y retrouvez, vous ?

Moi non, mais si je n'étais pas là hier, j'essaierai de repasser demain.

mercredi 18 mars 2009

L'oeil du cyclone


Il est des jours où on se sent fatigué, mais fatigué. Un sujet récurent mais parce qu'on ne peut les récurer : les "ex".
Heureusement, la plupart, on n'est pas obligé de leur faire la conversation. Sauf, quand on a eu le bonheur d'avoir notre progéniture chérie avec eux.
Il y a deux catégories de personnes désormais j'en suis sure.
Il y a ceux qui se remettent en cause. Type 1
Il y a ceux ceux qui ne doutent de rien. Type 2

Quand on fait partie des types 1, toute décision ou haussement de voix, s'accompagne d'un bilan, recul, synthèse et je ferai mieux la prochaine fois.
Les types 2, n'ont pas ce genre de complexe.

Prenez par exemple M. X. Il peut vous tromper (vous étiez pas dispo parce qu'à l'hopital en train de vous occuper d'un parent malade), vous le cacher, vous planter le jour de la rentrée scolaire de vos enfants parce qu'il faut qu'il fasse le point en buvant des bières chez des copains (pendant 15 jours bien sur, mais l'heure est grave, pour lui) du fait que s'il vous a trompé, que c'est peut-être bien par votre faute et qu'il faut aller expliquer à Mlle qui a sympathiquement accepté de partager son lit (en vous ayant plutôt trouvée mignonne, parce qu'elle vous connait, elle) comment vous avez pu découvrir leur relation et que là, ben mince va falloir faire quelque chose.
Les enfants? "Pas grave t'as qu'à leur dire que je travaille". Il faut divorcer vite parce qu'une 2e Mlle attend cela pour engager une relation avec M. X. Question d'organisation. Les enfants au bout de quelques mois, il les prend un peu parce qu'il se rappelle qu'ils existent. Et que Mlle1 et Mlle 2 ont fait leurs valises.
Et vous, gentiment parce que de Type 1, vous dites "Ca sert à rien de lui en vouloir, construisons notre séparation". Patientons. Il vous sera reconnaissant d'avoir fait ses cartons (il a pas le temps Mlle 2 attend, et puis il faut se préparer à trouver Mlle 3), renfloué son découvert, lui avoir laissé la moulinette et la râpe à gruyère (de nos jours c'est Laguna et ordinateur), et dire aux petits un peu déphasés : "Mais non papa vous aime, il a beaucoup de travail, dés qu'il pourra il vous prendra".
Et bien non. M. X. n'est pas reconnaissant du tout. Même il vous déteste. Parce qu'il ne sait pas compter les mois dans un calendrier, ni lire un planning, parce qu'il ne sait pas ce qu'il veut et que c'est votre faute, parce que même finalement s'il a du divorcer c'est à cause de vous, vous n'avez pas continué la thérapie de couple pendant qu'il vous trompait. Parce que pour vous, un couple, ça s'arrête à deux (dans ce cas là c'est même déjà trop). Il vous en veut, ne doutant de rien, vous insulte chaque fois que vous allez chercher les enfants à l'école quand c'est son tour (toujours le travail!, mais aussi le dentiste, les répet', les concerts, les assedics-mais il a pas un travail?-, le salon du bio, les premières neiges, la copine qui habite à 400km ), vous êtes l'émanation même du MAL.
La cause de tous ses malheurs. Des questions pour M. X.? Aucune.
C'est un fait. Le méchant c'est vous, la victime c'est lui. Limite si c'est pas vous qui l'avez trompé.

Des fois on aimerait juste un peu, être une personne du type 2, faire du mal sans vergogne et pouvoir dormir sans Atarax.

Heureusement, qu'il y a d'autres Type 1, et même, miracle, des Types 1 se rencontrent. Et c'est merveilleux. Reste plus alors qu'à chasser les mouches qui essayent encore de vous piquer à la culpabilité, parce que sans doute vous vivez un bonheur dont ils sont incapables.

Fantômette

mardi 17 mars 2009

Juste pour cette fois



D'habitude, le mardi, c'est open space pour Fantômette.
Une fois n'est pas coutume, mais ce mardi, c'est notre anniversaire.




D'habitude c'est aussi anonyme pour les photos...mais là j'avais envie, parce que Rome c'était un moment de pur bonheur à deux. Un soleil d'hiver qui donne des lumières dans les yeux et alimente les papillons dans le ventre.
Et puis Fabien on le voit pas souvent, normal, on n'est pas sur un blog d'auto-portait. Exception pour moi aussi donc, je déroge aujourd'hui. Montrer au grand jour Einstein/Casimir/Cartographe et écrit-vain sur ces pages. En espérant qu'il me pardonne.
Un toast à notre rencontre.
Un toast à la vie et au printemps qui revient.
Fantômette

lundi 16 mars 2009

No tag



- Tiens, Alain Bashung est mort.
- Ah bon, pourtant, il avait presque ton âge !

Propos tenus par ma femme et recueillis par moi-même.
Merci.
Je crois que je vais me coucher tôt, ce soir.
Juste pour info, l'année de ma naissance, le monsieur en question chantait "Tu es une petite enfant qui fait la belle".
Mais bon, je le mérite bien, quand Fantômette se moque parce qu'une journaliste de la presse économique m'appelle, mouâââ, l'ex-spécialiste, pour avoir mon avis sur le marché du livre à la veille de l'ouverture du Salon du Livre de Paris. Même si j'avais averti la journaliste que je n'avais rien à dire, il semble que ça méritait quand même de paraître.

Après, on se demande pourquoi la crise économique.
Fantômette a raison, je suis has been.

dimanche 15 mars 2009

Au pied du mur




Vous avez entendu ? Dieu est humain ! et l'Eglise est humaniste !
Aléluia, mes frères, je crois que je vais Croire.

Si on en croit le Figaro, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a désavoué l'archevêque de Recife qui a excommunié la mère d'une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d'un viol, ainsi que toute l'équipe médicale, et a nié l'excommunication.

C'est vrai que quelque part, ça pouvait faire penser que l'avortement, un "crime" pour le Vatican et la hiérarchie de l'Eglise catholique, était plus grave que le viol. Surtout sur une gamine de 9 ans.
Alors on se dit, chouette, enfin, ils reconnaissent que non, que peut-être qu'une gamine de 9 ans peut avorter après avoir été violée, qu'elle peut en avoir le droit, que peut-être elle est victime, simple victime d'un salopard, et qu'elle mérite peut-être un peu de compassion. Parce que si j'ai bien compris l'essentiel, le p'tit Jésus, le Bon Dieu, le Saint-Esprit et le Saint-Siège, ils sont là pour ça, la compassion, non ?
On se dit. Comme ça.

Ben non.
Faut pas croire.
Faut pas Croire.
Si on en croit le secrétaire général de la CNBB, Mgr Dimas Lara Barbosa, c'est parce que la mère de la gamine a agi "sous la pression des médecins" qui disaient que la fillette allait mourir si la grossesse n'était pas interrompue et c'est pourquoi elle ne peut être excommuniée. Elle est grande et belle, l'Eglise. Si les médecins n'avaient pas craint pour la vie de la gamine, elle les gardait, ses jumeaux. Telle est la volonté de Dieu.

"Il faut tenir compte des circonstances", a souligné Mgr Barbosa.

L'hypocrisie du Royaume de Dieu vous est ouverte.
Neuf ans, c'est l'âge de Petite Princesse et de son "quart-de-frère". Ils aiment bien visiter les églises. Ils réclament à y entrer, quand on passe devant. C'est beau, une église. Mais faites gaffe, les p'tits loups, dedans, il y a aussi des hommes d'Eglise. Et ça, c'est pas toujours propre.

Quand je pense que je me suis demandé si oui ou non, je devais accepter l'invitation d'une gamine de 13 ans sur FaceBook !
Vu que c'est elle qui m'invite, je ne risque rien, même pas l'excommunication.

Comme dit Fantômette avec l'art des mots qui est le sien "Les Voies du Seigneur sont impénétrables, mais le cul des petites filles…"
C'est vrai que des fois, devant tant d'hypocrisie offerte à Dieu, on se dit que peu en importe la couleur, il faudrait peut-être voir une bonne et grosse colonne de fumée sur le Vatican.

jeudi 12 mars 2009

Solitude



Sérieux, ne dites pas à ma mère que vous m'avez croisé ici. Elle croit que je bosse, tout le temps, entre cours, corrections de copies, préparation de conseils de classe, rapports de stages, corrections d'épreuves et écriture. Que neni.
En plus sérieux, Môman, là, je sature et je suis proche du craquage nerveux.

En fait j'explore et j'occupe de manière assidue les "réseaux sociaux", vous savez, les sites de rencontres comme Fesses-de-Book, Copains d'Avant ou Amants d'Hier. Je dévoile tous les secrets de ma vie privée et bien plus pour me faire des zamis et des zamies. Même plus que ma vie privée. Parce qu'il faut attirer le chaland, il faut que l'étalage fasse envie, susciter l'achat d'impulsion, le clic fatal qui fera que "Gérard veut devenir votre zami". Yess, merci Gérard. Yess, Gérard, je suis ton zami.

J'avais commencé avec une photo de moi. Toute simple. Puis quand j'ai vu celles des autres, j'ai triché un peu. J'ai passé une nuit à copier-coller dans Photoshop une photo de moi avec les lunettes de soleil de Sarko sur le torse nu et glabre de Johnny Weissmüller, vous savez, le Tarzan des films en noir et blanc. Ca le fait. C'est pas pire. On ne me reconnaît pas, mais là n'est pas le but.
En plus, le noir et blanc donne un côté artistique pas dégueu.
Même Fantômette n'y a pas cru et a voulu devenir ma zamie. Si.

Puis je m'incris à des groupes.
Le premier, ce fut "Pour la défense du prix unique du livre". Vrai. Un sujet qui déplace les foules. Pas un contact, pas un zami. Encore moins de zamie.

Donc j'ai voulu ratisser plus large, pour me faire plein de zamis et de zamies. J'ai commencé par "Pour la paix dans le monde". C'est fou ce qu'il y a comme gens qui sont pour la paix dans le monde. Presque autant que sur le réseau "Pour un free hug mondial". Sauf que ma photo n'a suscité que des messages de zamis. Pas de zamies. Il faut que j'en fasse une autre.

Je suis aussi inscrit sur des réseaux thématiques.

- Humanitaire : "Soutenons les petits porteurs victimes de la crise des sub-primes"
- Loisirs : "J'aimerais que mon zami me prête son yacht pour l'été". Jusqu'à maintenant, seule une association communautariste masculine de LA m'a contacté, je ne sais si Bolloré est inscrit, en fait.
- Sport : "Pour le PSG champion de France", j'ai reçu tout plein de cadeaux : chopes de bière, croix gammées…
- Société : "Interdisons la circulation des trains autour du stade de France les soirs de match".
- Santé : "Vivre avec une victime du syndrome de Meunière et autres maladies orphelines". J'y retrouve mes zamis et zamies parents et familles de victimes avec lesquels je débats sur Doctissimo.com. Merci à eux.
- Hommes : "Comment faire l'amour à une femme" ? Mais la question existe depuis l'origine de l'humanité, alors…
- Intimité : "Soyons amis avec nos ex". Statistiquement, vu la richesse de ma vie amoureuse, en excluant mes nombreuses aventures à l'étranger, j'ai une chance sur 20 millions. Et demain, c'est vendredi 13, nananère.
- Travail et épistémologie : "Soutenons les fonctionnaires qui ont des problèmes de sommeil". Aucun ne s'est manifesté à ce jour.
- Sexualité : "Pour un 5 à 7 en trio le jeudi matin". Visiblement, le créneau n'est pas le bon, mais je dois déposer les enfants à l'école, et ensuite me mettre à la cuisine pour que Fantômette puisse rentrer déjeuner à 13 heures. Il y bien Karina qui a rejoint mon réseau, mais elle réside à Budapest.
- Politique : "Avec Martine premier secrétaire", je n'ai reçu que des pokes-têtes-de-mort, c'est fou la toile est noyautée par les Royalistes.
- Sciences : "Pour la castration chimique des chapons". Pour le moment nous sommes deux, avec un maître de conférences de l'INRA que la nouvelle loi sur les universités oblige à faire de la recherche.

Aussi, je réponds à des tests et des questionnaires. Genre "Quel partenaire sexuel êtes-vous ?", "Quel personnage du Seigneur des Anneaux vous convient ?", "Etes-vous faite pour lui ?" ou "Etes-vous un bon coup ?"
Donc, je suis une tanche au lit.
Donc, j'ai un sex appeal sans failles avec les Nazgülls.
Donc, Kevin, un zami surfeur australien, pense que je suis fait pour lui.
Donc, je suis un bon coup. Mais juste pour un coup. Passez votre chemin.

Ce qu'il y a de bien avec ces tests, c'est aussi que l'on peut savoir ce que nos zamis et nos zamies pensent de nous. A condition de faire aussi des tests soi-même pour gagner des test-points (prononcer "test-points"). En même temps, ça aide à mieux se connaître.
Genre "Vaginale ou Clitoridienne ?" Annette pense que Fabien est plutôt clitoridienne. Je sais maintenant pourquoi, des fois, j'ai du mal.
Mais c'est comme ça aussi que j'ai appris que Fantômette me voyait plutôt Star Ac' à la question "Quelle Barbie est-elle ?"

Et puis là, avant-hier, un mail au milieu des spams, Fesses-de-Bouc m'annonce, comme ça, qu'une jeune fille veut devenir ma zamie.
Si, si, une jeune et jolie jeune fille.
Tellement jeune que c'est une de mes élèves.
Donc.
J'attendrai encore pour me faire des zamies.

samedi 7 mars 2009

En attente de classement



Fait divers sans rapport avec la photo, mise à l'épreuve du sentiment filial.
- Mettez une petite poignée de haricots verts dans une assiette.
- Asseyez Petite Princesse devant ladite assiette.

- Vous comprendrez ainsi pourquoi certain(e)s ont voulu pêcher les écrevisses de la Vologne avec le Petit Grégory.

vendredi 6 mars 2009

Les marchands du temple



On me fit Jack, psychopathe en Nicholson, pourfendeur infatigable du mal et l'immoralité en Bauer, Casimir en gros bonhomme de plastique et de polyuréthane, en référence certainement à un éventuel relâchement de ma sangle abdominale qui me ferait passer pour un abonné du Mac Do, et je tombe à l'instant sur un article de Wikipedia tiré au hasard, sur les Sursauteur gamma mou, ou Soft gamma repeater, ce qui en astrophysique désigne des sources de rayons gammas aux émissions irrégulières.
Et là, d'un coup, je me demande comme ça si je ne serais pas Taureau ascendant Sursauteur gamma mou. Le nom me plait, tout comme l'idée d'un sursaut mou.

jeudi 5 mars 2009

Une chatte sur un toit brûlant



La photo est un choix commun, le titre une idée de Fantômette, et le doute est mien.
Hier, Fantômette m'amena à m'incarner ici en Casimir. Et je m'y vis, en gros bonhomme jaune et orange, ami des petits et des grands.
Et puis j'ai eu un doute.
Le doute.
The doute.
Confirmé par une recherche-image sur internet.
C'est que le Casimir en question, il est complètement asexué. Totalement. Rien, pas le moindre petit appendice, pas l'ombre d'un pédoncule, du moins devant. Derrière, oui, mais pas devant. Pas la moindre ébauche de pilosité qui pourrait masquer l'invisible aux yeux prudes des enfants. Même pas une feuille de vigne qui pourrait laisser penser que... peut-être... Non, il est toujours à poil, mais il n'a pas de poils. Le néant total.
Je viens de comprendre pourquoi chaque soir je dois choisir entre un tournoi de mots croisés ou un défi de su-do-ku. Parce que c'est tout ce que Casimir peut partager dans le lit d'une femme.
Donc, je suis d'accord pour être Casimir. Mais pas pour son absence de libido.

mercredi 4 mars 2009

J'ai le cerveau lent



Brève échappée des mondes des enseignants et des écrivants, bref retour au monde des vivants, parce que le mercredi c'est enfants, quelques mots entre deux corrections d'épreuves et deux exercices de style genre "faites 20.000 signes en reprenant les Instructions Officielles, en expliquant les problématiques et comment passer des études de cas au cas général".
Mais déjà Chronopost sonne à ma porte et de nouvelles épreuves à corriger arrivent. J'y replonge.
Ca fait peur, des fois, ce qu'écrit Fantômette ici. Sérieux. Des fois, on a l'impression qu'elle parle d'un prix Nobel, un génie de la physique et un salopard dans la vraie vie, qui a abandonné sa première fille et qui avait fait signer un contrat de représentation à sa femme.
A moins que... Einstein, c'est aussi le nom du chien du professeur Doc dans Back to the future. Et vu que Fantômette est super calée en anglais et passionnée de science-fiction... j'ai un doute, là, maintenant.

mardi 3 mars 2009

Interimaire d'Etat

A l'heure où les fonctionnaires sont plébiscités par les sondages mais où la dette de l'Etat s'alourdit, il est temps de peser le pour et le contre de notre système public. J'en connais un en tous cas, qui a tellement de travail et d'autres choses à faire, qu'il n'a plus le temps de poster même une image! Un fonctionnaire, professeur de surcroît, exemplaire!
Désolé donc pour mes maigres mots, je remplace le maître tant bien que mal.
Fantômette

lundi 2 mars 2009

Signatures et maux croisés

Parce qu'aujourd'hui est un jour spécial, où il va falloir s'entraîner à signer. On évitera les dédoublements de personnalités de Bonaparte, dont les diverses signatures ci-dessus, révèlent une partie de la compléxité de notre petit empereur. Avis aux graphologues.
Fantômette

dimanche 1 mars 2009

Allo Météo



C'est une des multiples passions de Fantômette, les expéditions polaires et notamment la conquête du passage du Nord-Ouest, une route maritime qui existe bien au Nord du Canada et permettant de relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique, mais une route non ouverte en raison de la banquise.

Il a fallu quatre siècles d'expéditions toutes plus désastreuses les unes que les autres, des centaines de morts par botulisme ou saturnisme à force de manger des conserves serties au plomb, d'autres parce qu'ils servaient de repas aux ours qui ne savaient pas ouvrir les conserves, mourraient d'overdose de pâté de macareux moines ou de nourrir les langoustes qui peuplent les fonds marins avant que Roald Amundsen la franchisse de bout en bout pour la première fois en 1906.

Tout ça pour qu'aujourd'hui, en raison du réchauffement climatique, les grandes sociétés de transport maritimes soient sur les dents, parce qu'à l'échelle de quelques courtes décennies, si l'on en croit certains articles plus ou moins alarmistes, cette route serait libre de glaces et permettrait de faire l'économie de 10.000 km de trajet entre l'Europe et l'Asie en évitant ainsi le canal de Panama.