mardi 30 juin 2009

Memorial payant


La famille de Mickaël Jackson a demandé une seconde autopsie. Le mausolée prévu a donc été modifié. Thriller reste écoutable en MP3 moyennant un euro à l'aide de l'appareil de gauche, et le corps sera conservé dans le bloc de droite.
Ce qui permet à Frédéric Lefebvre, The député UMP, d'affirmer "Travailler en étant malade va dans le sens de la modernité, regardez Mickaël Jackson."

Bonne journée à vous.

lundi 29 juin 2009

Culture de masse


En souvenir de T., élève de 3e, qui la semaine dernière, pensait encore qu'on visitait Le Louvre en voiture. Originale, comme idée, mais Bison Fûté risque de se scalper face aux bouchons devant la Joconde.
Mais ça, c'était avant l'arrivée de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture.

samedi 27 juin 2009

Crémaillère


Lendemain de fête et gueule de bois, c'était hier la crémaillère de notre somptueux palais.

vendredi 26 juin 2009

Mysticisme pornographique




Mickaël Jackson est mort. Ah ? Il me semblait que c'était déjà fait la dernière fois que je l'ai vu en interview. Rien à voir cependant avec le questionnement mystique du premier samedi soir du mois.
Y a-t-il une part de vérité dans le cinéma porno ?
Hein ?
Bonne question ?
On passe à la suivante (je parle ici de l'actrice suivante, pas de la question suivante sur laquelle nous nous arrêtons aujourd'hui).

Parce que. Il y a dans le cinéma porno des réponses à des questions que l'Homme se pose depuis qu'il est descendu de son arbre. Si.
Y a pas que ça dans un film X, mais ça y est. En plus des jolies images qui alternent extraits du Monde du Muscle et ce qui ressemble aux diapos anatomiques auxquelles nous avons eu droit au collège en cours d'éducation sexuelle. Beurk, c'était un truc à vous dégoûter des mystérieux replis que votre voisine de classe arborait plus qu'elle ne les masquait par un savant jeu de jambe. Hop, hop, hop.

• Peut-il y avoir du sexe sans amour ?
Bien qu'absolument ignare en ce domaine, n'imaginant pas me montrer nu sans ressentir un minimum de confiance sentimentale avec le ou la partenaire du jour (ne boudons pas notre plaisir, on ne trouve pas toujours UNE partenaire), je dois m'en remettre à mes contemporains et contemporaines et aux vidéos X pour accepter l'idée que oui, ça existe, ça se fait, visiblement de manière banale. Mais que j'ai toujours échappé à cette banalité. Et ça fait peur, des fois, de ne pas avoir vécu banalement. C'est vrai que sur l'écran comme dans la vraie vie, les amants oublient souvent, avant, pendant, voire même après, de dire "je t'aime". Peut-être parce que les actrices ont appris qu'on ne parle pas la bouche pleine. Mais lui, l'étalon anabolisé, qui ne communique que par onomatopées et borborygmes tout au long de la scène, pourrait au moins faire l'effort d'une phrase intelligible. Faute de l'avoir vécu, je ne sais pas comment ça se passe dans la vraie vie.
L'air du temps est donc au fucking friend, l'ère du ou de la bon(ne) ami(e) pour partager un bon moment, comme on partage une bière. Suffit d'un coup de fil.
Mais ça fait peur. Jusqu'où la sexualité du couple et dans le couple est-elle suffisante pour ne pas être tenté par une expérience purement sexuelle ?

• Les préliminaires sont-ils nécessaires ?
Il semblerait là encore que je sois à côté de la plaque, compte-tenu du formatage des films pornos, de la vitesse avec laquelle le bellâtre huilé entre le vît dans le sujet, mais aussi de la difficulté dans la vraie vie à organiser un vrai 5 à 7 au Formule 1 du coin entre boulot, métro et enfants à récupérer à l'école.
Là encore, ça fait peur, parce que perso, j'aime bien sentir croître une certaine tension érotique, plus encore quand elle semble partagée. Mais que d'autres s'accommodent de ces vies en double foyer avant la presbytie.

• Faut-il avoir multiplié les partenaires pour savoir ce que sont le sexe et l'amour ?
A en croire les films pornos, il semblerait. A en croire les statistiques sur le comportement sexuel des Français, il semblerait également, tout comme j'aurais, au regard du nombre de femmes que j'ai connu autrement qu'assises derrière un comptoir et un hygiaphone, j'aurais donc connu un nombre de partenaires de sexe opposé équivalent à celui d'un homme moyen de 20,8 ans. Ce qui en soi est une bonne nouvelle, puisque cela me rajeunit beaucoup, mais aussi le signe caractéristique d'une expérience qui s'apparente à une totale inexpérience.
Et ça fait peur, ensuite, de croiser quelqu'un, et de se dire que pfouhhh, s'il ou elle est dans la moyenne, il n'y a plus qu'à fermer sa gueule, on n'y connaît rien, et que l'on porte en soi un abîme d'inexpérience à jamais béant. Ce qui fait peur aussi, c'est de se dire que dans le nombre, il y en a nécessairement un ou une qui a apporté beaucoup, beaucoup mieux, qui a donné beaucoup plus. Et là, on se sent tout petit.

• L'amour est-il un partage ou un échange ?
Là encore, il semblerait que j'ai encore tout faux. J'ai toujours vu l'amour et le sexe comme une photo à la Hamilton, avec robe à frous-frous, flou artistique et cygnes voguant mollement sur un lac seulement ridé du souffle d'un vent gonflant doucement la robe de la dame. Bref, un partage, genre écoute le plaisir que je te donne pour savoir combien j'en reçois.
J'ai toujours refusé le modèle du cinéma porno dans lequel l'homme vit son désir pendant que la femme prend (faussement, certes), son plaisir, celui de l'homme ne se manifestant que dans un écoulement séminal impressionnant genre geyser publicitaire pour le dernier yaourt Danone du fait du cadrage en gros plan et de la bande son qui s'apparente alors à celle de Jack l'Eventreur en VO, genre les p'tites bites, vous pouvez aller vous rhabiller. En même temps, il n'y a rien d'autre d'excitant dans ce genre de films que la parodie du plaisir que la partenaire sert à la caricature de virilité qui s'acharne en elle depuis dix minutes.
Bref, jusqu'à maintenant, j'ai toujours cru devoir attendre qu'une femme ait envie de moi pour avoir envie d'elle. Parce que. Parce que je pensais à un partage. Attendre son désir pour avoir le droit de la désirer.
Et dans les faits, c'est quoi, l'amour, le sexe, le désir ? Un échange, pas un partage. Certes, je donne et tu me donnes, mais je prends, et tu prends aussi. Inversion des rôles. Certes, j'espère susciter le désir, avoir un sex-appeal supérieur à celui d'un tire-bouchons pour un adhérent à Alcooliques Anonymes, mais il faut aussi accepter son propre désir, ses propres désirs. Sans vouloir les imposer à l'autre, mais les accepter.

Il ne me reste plus qu'à revisionner le film avant le retour de Fantômette et à reconstruire tous mes repères.

jeudi 25 juin 2009

Le cri de l'homme blanc




Omar m'a tuer

Omar est mort. C'est maintenant officiel, le Gabon et la Françafrique pleurent la mort du chef, les crocodiles gonflent les eaux du marigot de leurs larmes, et les financiers des principaux partis politiques français se lamentent de la disparition d'un bienfaiteur si discret et si généreux.
En plus, il est mort à Barcelone en Espagne, pas à Libreville. Tout ça à cause d'un golden boy du Crédit Lyonnais qui lui avait conseillé d'investir sa fortune personnelle et ses avoirs étrangers dans des cliniques privées d'Europe et châteaux en Sologne plutôt que dans des dispensaires de brousse. Le monde est cruel, Omar s'est éteint loin de chez lui, de son pays, de son peuple, des siens et de leurs propriétés. Même son gouvernement n'a pu assister à l'agonie présidentielle et a dû s'en remettre à un rapport médical pour annoncer sa mort.
Quand je pense qu'on m'a conseillé des Sicav équitables pour placer mes droits d'auteur, sérieux, j'hésite. Ai-je vraiment envie de m'éteindre dans une case médicalisée du Mozambique ou de Centrafrique ? Et puis d'abord, mes proches accepteront-ils de faire le trajet pour accompagner mon dernier souffle ? Ne devrai-je pas mieux acheter des parts d'une maison de retraite ou d'une clinique de chirurgie esthétique en Suisse ou à Monaco, si je veux que ces ingrats fassent le déplacement et si je n'ai pas envie de mourir en seule compagnie des mouches dans la forêt tropicale ? Je les connais, ce n'est pas un compte bloqué en Francs CFA qui leur fera faire le voyage de Libreville pour venir verser une larme sur mon linceul.

En même temps, le Gabon mérite qu'on l'aide à se développer.
Comme la France le fait depuis son indépendance.
La preuve, la France est le seul pays à avoir envoyé pas moins de deux présidents pour jeter une poignée de latérite sur le cercueil de feu Omar. Même que le président en exercice s'est montré déçu de l'accueil que lui ont réservé quelques dizaines de Gabonais qui, ne respectant rien pas même le national deuil ni le protocole, s'en sont pris à sa présence et à celle de la France.

N'empêche, comment puis-je faire fructifier mes princiers droits d'auteur tout en participant au développement du Gabon ?

La première solution est d'investir dans l'industrie de l'armement et soutenir les guerres ethniques et fratricides. Sans oublier de s'entourer de conseillers d'état major avisés et de quelques mercenaires au fait des questions africaines. Dieu que je regrette feu mon ami Bob Denard qui savait si bien faire et défaire les gouvernements comoriens par quelques exécutions sommaires bien choisies. Parce qu'en ce domaine, la connaissance du terrain et des mentalités indigènes est fondamentale. Dieu que je regrette que Charles Pasqua soit maintenant si vieux et ses réseaux disparus.
Mon oncle en son temps avait misé toute sa fortune dans un portefeuille d'actions discrètement acquis auprès de la Direction Générale de l'Armement sur les conseils d'un lieutenant-colonel qui lui fut présenté par Monsieur Afrique de chez Total en 1994 quelques semaines avant le déclenchement des massacres du Rwanda et du Burundi. Et tonton fut ruiné, par la faute de cet officier qui, méconnaissant les mentalités indigènes, pensait que les massacres se feraient à coups de Kalachnikov sous licence et d'hélicoptères Gazelle réformés de l'armée de Terre française, et non à coups de vulgaires machettes de piètre qualité importées à moindre coût de Chine et du Cambodge.
Le problème est donc que les Africains ne respectent rien, pas même les règles pourtant si belles de la guerre, et que j'hésite, pour investir, entre Dassault et Téfal.

Une autre solution, proche en fait de la première, est d'investir dans quelque société minière d'Afrique équatoriale, après s'être assuré de l'armement d'une milice locale au préalable approvisionnée en chanvre indien et de la fidélité de quelques membres du gouvernement à l'aide de quelques cadeaux intelligemment dispensés. Le Gabon, de ce point de vue, c'est l'Eldorado vu par Cortes, la Californie des chercheurs d'or, la bulle financière inespérée : uranium, or, diamants, , pétrole, coltan... Avec de plus l'espoir, comme Giscard en son temps, d'un retour sur investissement en nature, genre partie de chasse au gros, parties fines et diamants en gros. Pas de problèmes de main d'œuvre, le syndicalisme gabonais n'est pas des plus revendicatifs, pas de RTT puisqu'une montre est un signe de richesse qu'on masque au regard de ses voisins, pas de discussions sans fin sur la diversité des menus de la cantine, une carcasse de machine à café suffit, faute d'électricité, à donner à une case l'aspect d'un siège social, des parents peu regardants sur le travail des enfants qui seraient prêts à vendre leurs parents pour un sac de riz...
Sauf que le statut juridique des sociétés commerciales est des plus flous en Afrique, que le continent noir sert au blanchiment des capitaux qui les alimentent, et que ces sociétés ont rarement pignon sur rue et boite postale à la bourse de New York ou de Tokyo.

Une troisième solution, bien plus sûre et rémunératrice est l'achat d'actions du FMI. Un placement de père de famille. Une rentabilité sans faille, une rente à vie : le prêt aux pays en voie de développement. L'astuce est, périodiquement, d'effacer une partie de la dette de ces pays, de préférence les plus anciennes, celles pour lesquelles ils ont déjà remboursé les intérêts. Il suffit ensuite de leur proposer de nouveaux prêts, mais à des conditions bien plus strictes et rigoureuses, et... bien plus rentables, genre parts de marché, abandon de l'embryon de politique sociale existant, conversion au libéralisme à outrance et inflation galopante que la population ne peut supporter. Un système génial, la pierre philosophale de la finance, même les plus grands alchimistes n'auraient pas osé y pensé.
Sauf que je me suis renseigné, et que les actions et parts sociales du FMI sont réservées aux Etats les plus riches, et non aux petits porteurs. A moins de faire partie des VIP de Davos, on ne joue pas.

mercredi 24 juin 2009

Désir d'impossibilité


Est-il absurde de désirer l'impossible ?

Certainement pas, parce qu'il n'y aurait alors jamais ni utopie, ni science-fiction, ni avenir, sombre ou radieux. Parce que nous avons besoin de croire. L'Homme aurait-il jamais posé le pied en Amérique ou sur la Lune s'il n'avait jamais désiré l'impossible ? Serait-il jamais retourné en Amérique s'il n'y avait eu d'autres impossibles derrière cet impossible par ailleurs inimaginable ?

Parce que même quand nous renonçons à croire à certains impossibles, que nous baignons notre désir dans le bromure pour éviter qu'il ne se manifeste, le désir demeure. Caché. Mais il demeure.

Il m'est arrivé, ces dernières années, de pleurer sur l'avenir que je pouvais offrir à mes enfants, au bonheur que je pourrais bâtir avec eux après certains évènements de la vie et de leur vie. Parce que, en tant que pôpa poule, version outrageusement capillaire de la mère juive, je les voulais heureux. Parce que, confronté au quotidien, j'avais renoncé à désirer pour eux certains impossibles, parce que je préférais les tenir pour impossibles. Pour avoir moins mal. Pour moins pleurer.

Et voilà-t-y pas que Petit Prince et Petite Princesse sont heureux, et qu'ils le disent, l'affirment, l'affichent, le vivent, le montrent et le sourient. Même Petit Prince, bien que durement touché par les règles de la génétique et gravement handicapé d'un autisme sentimental transmis par son père, se laisse aller et rayonne. Et même que des fois, il se laisse aller à des manifestations de tendresse, de câlins, vers Fantômette ou vers moi. C'est pas difficile, du haut de ses treize ans, des son acnée et de sa coupe à la surfeur californien, des fois, c'est un "je t'aime, papa", qui lui échappe. Comme ça, sans se reprendre après.

La plus belle est certainement Petite Princesse, qui de chat écorché craignant les autres, l'attachement aux autres et de perdre son père, se lâche, s'identifie, rayonne, entre ses quart-de-frères qu'elle a adoptés comme ses frères, adoption mutuelle, Fantômette, à qui elle s'identifie, se pomponne en déguisement de Fantômette, rève de shopping entre filles et lui réclame règulièrement qu'elle soit sa mère, qu'elle l'adopte. Petite Princesse qui découvre ce qu'est une femme, en apprentie gonzesse, qui apprend et s'identifie.

Ma responsabilité d'adulte, notre responsabilité d'adultes, n'est donc plus de désirer l'impossible, mais de vivre, entretenir, faire vivre, préserver et poursuivre un impossible bonheur que j'avais cessé de désirer pour eux. Il a fallu débrouiller les mots, expliquer certaines disparitions brutales, rappeler que les coups de gueule ne sont pas nécessairement divorces et disparitions définitives. Continuer à être heureux, ensemble, clairement et en confiance, sans hypocrisies ni trahisons, ensemble, avec eux, à tous, pour eux.

Et peindre sur chaque mur et chaque nuage qu'il est absurde de ne pas désirer l'impossible. Des fois, ça peut arriver.

vendredi 19 juin 2009

Prime à la casse


Un chouette sujet de philo, vraiment bien : "Est-il absurde de désirer l'impossible ?"
Non, c'est vital. Surtout certains jours.
Oui, c'est totalement con.
Ben non, en fait, il faut y croire, encore et encore. Toujours, même si c'est fatiguant.

mercredi 17 juin 2009

Un jour pas comme les autres



Un jour votre vie bascule.
Pas à cause d'un coup de fil dans la nuit dont la nouvelle vous remplit de terreur.
Pas à cause d'une promotion qui vous permet de passer "au grand choix" à l'échelon supérieur et de gagner 20 euros de plus par mois, vous permettant enfin de vous payer l'abonnement dont vous rêviez à femme actuelle.
Pas à cause d'un voyage gagné sur un numéro gagnant au fond d'une boîte de conserve.

Un jour votre vie bascule, parce que vous n'êtes plus seul.

Fantômette

samedi 13 juin 2009

Erotisme romantique


De passage récemment, Sybille me demandait si j'avais d'autres photos de cette statue exposée au musée des Augustins de Toulouse.
Voui est la réponse.
Entre autres, celle-ci.

mardi 9 juin 2009

Déballage de printemps


Pour cause de déménagement dans notre nouvelle propriété dont le nombre de pièces avoisine celle de feu Bokassa ou de feu Omar Bongo, puisque nous avons ensemble une descendance dont le nombre est digne de celle d'un dictateur françafricain polygame, dans l'attente d'une connexion internet domestique, nous partageons avec Fantômette la tenue de ce blog que d'abord il est à moi. Si.
Merci à Fantômette d'assurer la maintenace artistique et créative de ce bout d'humanité numérique dont elle m'offrit une version papier pour mon anniversaire. Un chouette cadeau, même si ladite héroïne semble avoir ce matin les idées aussi noires que cette boue caraïbe.

Fabien

lundi 8 juin 2009

Le sexe des anges


Voilà des années que je parcours quotidiennement les listes d'appel de l'Education nationale. Et sérieux, je n'avais jamais remarqué que le logiciel de gestion des élèves avait tout prévu. Tout.


mercredi 3 juin 2009

Good Bye


Un dernier regard sur ces nuages quelque part au dessus de l'Atlantique. Peut-être elle aussi les a-t-elle vus avant de s'éteindre.

Fantômette

mardi 2 juin 2009

Rentrer


Rentrer. 
Rentrer de week-end. Entrer dans une nouvelle maison.
Rentrer, sans savoir encore que certains, dont on ne savait pas qu'ils étaient partis, ne rentreront pas, d'un voyage brutalement interrompu au milieu de l'Atlantique.