samedi 28 février 2009
vendredi 27 février 2009
Tu ne forniqueras point

Désir, plaisir et pépins.
D'abord, si on lit Freud, le serpent ne serait que la projection symbolique du sexe de l'Homme dans le regard de la Femme. Donc… merci Mesdames.
Ensuite, historiquement, il semblerait que la diffusion du pommier dans l'aire méditerranéenne soit bien postérieure à la rédaction des premiers brouillons de la Genèse. Et puis d'ailleurs, les analyses ADN montrent que le pommier serait originaire des Balkans. Et vous situez vraiment le Paradis Perdu à Sarajevo, vous ?
Seuls les communistes les plus convaincus le font encore. Et encore !
D'ailleurs, penchons nous attentivement sur les Saintes-Ecritures. Pas trop non plus, on n'y voit plus rien. Reculez-vous un peu.
Quand le Conseil municipal d'Ur dans l'actuel Irak a voulu exproprier la famille d'Abraham parce que Total venait d'y reconnaître un champ pétrolifère, comment s'y est-il pris ? Ils ont envoyé le garde-champêtre armé d'un porte-voix sur la plus haute des ziggourats de la ville crier à Abraham qui n'avait alors déjà plus toute sa tête "Ecoute, Abraham, rassemble ta famille et dirige-toi vers la Terre Promise, le pays de lait et de miel", et pas"allo, allo, ici Yahvé, fais tes bagages et rends-toi au pays des Golden et des Pink Lady".
Donc.
En fait, si l'on en croit les dernières traductions des Manuscrits de la Mer Morte, Eve se serait rapidement lassée de la monogamie monotone et sans imagination d'Adam qui aurait trouvé refuge dans l'arboriculture et les soins apportés à son verger face au vide qui rapidement a empli le couple divin.
Eve, elle, sortait de plus en plus, multipliant les aventures sans lendemain, initiée à la zoophilie par Noë et au sado-masochisme par un nommé Jésus, avec clous, verges, cilices crâniens et tout le toutim. Le même lui aurait fait découvrir le sexe de groupe dans une boîte nommée La Cène dans les bas quartiers de Jérusalem. Ainsi, la parabole de Jésus marchant sur les eaux ne serait qu'une allégorie de la renaissance du désir féminin. Eve aurait ensuite adhéré au MLF, arpentant les rues de Bethléem au cri de "mon corps m'appartient", "désirer sans aimer" et de "quand je veux, avec qui je veux", avant d'entrer dans une secte communautariste dissidente dirigée par un certain Charles Fourier, apôtre du phalanstère et de la collectivisation de la femme.
Quant à Adam, il sombra rapidement dans une profonde dépression, doublée d'une misogynie des plus acerbes et d'une homosexualité débridée, et trouva refuge dans une communauté Emmaüs qui sous-traitait une partie du travail d'horticulture du service Espaces Verts de la municipalité de Jéricho. Son bonheur était dans les arbres qu'il affectionnait d'une manière douteuse pour ses compagnons.
Il prit sa revanche en dénonçant Jésus comme immigré sans-papiers auprès de Nicolas Pons-Pilate par une lettre anonyme signée du pseudo de Judas avant de se pendre à une branche d'un arbousier nain au pied d'un escarpement de la colline de Jérusalem qui porte aujourd'hui encore le nom de "côte d'Adam".
D'ailleurs, penchons nous attentivement sur les Saintes-Ecritures. Pas trop non plus, on n'y voit plus rien. Reculez-vous un peu.
Quand le Conseil municipal d'Ur dans l'actuel Irak a voulu exproprier la famille d'Abraham parce que Total venait d'y reconnaître un champ pétrolifère, comment s'y est-il pris ? Ils ont envoyé le garde-champêtre armé d'un porte-voix sur la plus haute des ziggourats de la ville crier à Abraham qui n'avait alors déjà plus toute sa tête "Ecoute, Abraham, rassemble ta famille et dirige-toi vers la Terre Promise, le pays de lait et de miel", et pas"allo, allo, ici Yahvé, fais tes bagages et rends-toi au pays des Golden et des Pink Lady".
Donc.
En fait, si l'on en croit les dernières traductions des Manuscrits de la Mer Morte, Eve se serait rapidement lassée de la monogamie monotone et sans imagination d'Adam qui aurait trouvé refuge dans l'arboriculture et les soins apportés à son verger face au vide qui rapidement a empli le couple divin.
Eve, elle, sortait de plus en plus, multipliant les aventures sans lendemain, initiée à la zoophilie par Noë et au sado-masochisme par un nommé Jésus, avec clous, verges, cilices crâniens et tout le toutim. Le même lui aurait fait découvrir le sexe de groupe dans une boîte nommée La Cène dans les bas quartiers de Jérusalem. Ainsi, la parabole de Jésus marchant sur les eaux ne serait qu'une allégorie de la renaissance du désir féminin. Eve aurait ensuite adhéré au MLF, arpentant les rues de Bethléem au cri de "mon corps m'appartient", "désirer sans aimer" et de "quand je veux, avec qui je veux", avant d'entrer dans une secte communautariste dissidente dirigée par un certain Charles Fourier, apôtre du phalanstère et de la collectivisation de la femme.
Quant à Adam, il sombra rapidement dans une profonde dépression, doublée d'une misogynie des plus acerbes et d'une homosexualité débridée, et trouva refuge dans une communauté Emmaüs qui sous-traitait une partie du travail d'horticulture du service Espaces Verts de la municipalité de Jéricho. Son bonheur était dans les arbres qu'il affectionnait d'une manière douteuse pour ses compagnons.
Il prit sa revanche en dénonçant Jésus comme immigré sans-papiers auprès de Nicolas Pons-Pilate par une lettre anonyme signée du pseudo de Judas avant de se pendre à une branche d'un arbousier nain au pied d'un escarpement de la colline de Jérusalem qui porte aujourd'hui encore le nom de "côte d'Adam".
jeudi 26 février 2009
Cendrillon, pour ses 20 ans…

Hier, le téléphone sonne.
- Bonjour, je suis bien chez Monsieur … (et elle de citer mon nom, parce que visiblement, si sa voix ne me dit rien, elle me connaît).
- Woui (mielleux)
- Je suis Sonia, de la société Sweet Home (je cherche, parce que je n'arrive pas à resituer de Sonia dans ma mémoire, aussi loin que je remonte, même avec la gueule de bois, je ne me souviens pas de m'être réveillé à côté d'une Sonia).
- Je réalise une enquête sur les modes de chauffage dans votre commune (ça y est, ça me revient, j'étais en seconde en lycée technique, il y avait une Sonia dans la classe, une Sonia et 25 mecs en bleu de chauffe assorti aux quelques poils et boutons blancs qui épiçaient nos joues d'une virilité naissante, je me rappelle. Mais je ne souviens de rien de plus d'intime avec cette Sonia).
- Quel est votre mode de chauffage ?
- Euh, gaz (tout en essayant mentalement de me remémorer un visage, une couleur de cheveux, une silhouette… parce que la Seconde, pour un quadra, c'est loin).
- Gaz de ville ou citerne ?
- Gaz de ville (bon, allez Sonia, donne-moi un indice, tu m'as retrouvé sur FaceBook ?)
- Vous êtes bien propriétaire de votre logement ?
- Non, locataire (quoi, Sonia, depuis tout ce temps, il n'y a que ça que tu veux savoir de moi, si je suis propriétaire de mon T3 ?)
- Bien je ne vais pas vous déranger plus longtemps, merci Monsieur… (et de re-citer mon nom). Cloc.
- ?????
Sonia, pourquoi, pourquoi m'as-tu fait ça ? Tu ne m'as même pas demandé ce que j'étais devenu depuis tout ce temps, si tu m'avais manquée, si je me souvenais de toi……
Non, tout ce que tu voulais, c'était savoir si j'étais propriétaire.
Parce qu'il n'y a pas de champ "Propriétaire/Locataire" sur Facebook !!!
Pourtant, si tu m'avais laissé le temps, Sonia, je t'aurais dit que je l'avais été, propriétaire, que j'avais fait construire une maison avec une femme avec laquelle je partageais des relations sexuelles dans le cadre du mariage alors qu'elle partageait de son côté des relations sexuelles hors-mariage, en tout cas en dehors du notre. Mais dans notre maison. Je n'avais même pas eu le temps de finir les peintures.
Ainsi tu aurais su pourquoi je n'avais plus envie d'y rester.
Pourtant, si tu m'avais laissé le temps, Sonia, je t'aurais raconté que j'avais également rénové une maison, avec une autre femme, qui avait ensuite tenté d'y mettre fin à ses jours. Le jour du Jugement Dernier, je pourrai toujours dire que j'ai sauvé une vie, quand Il devra choisir entre la porte de gauche et celle de droite.
Ainsi tu aurais su pourquoi je n'avais plus envie d'y rester.
Alors, alors seulement, Sonia, tu aurais peut-être compris pourquoi je ne suis que locataire, pourquoi j'avais juré que plus jamais je ne paierai de taxes foncières, plus jamais je ne croiserai le regard d'un notaire et encore moins celui d'un avocat. A moins que ce ne soit seul.
Alors, alors seulement, Sonia, si tu ne m'avais pas raccroché au nez de cette manière, je t'aurais expliqué comment j'avais rencontré une femme qui fait voler en éclat convictions, serments et décisions personnelles. Une femme qui donne envie de se prendre, comme elle, pour Cendrillon pour ses 20 ans.
Alors, alors seulement, Sonia, je t'aurais parlé de cette femme, de nos enfants, de nos projets, de notre future maison…
Au fait, c'était bien toi, Sonia ?
mercredi 25 février 2009
mardi 24 février 2009
Mobilisons nous!

Mobilisons-nous, contre les réformes, la vie chère, le futur manque d'éducation, la fusion des banques qui deviendront d'Etat, le prix du pain, des vacances, les forêts abîmées après la tempête (et donc les arbres esseulés, voir post précédent), les immeubles vétustes de Perpignan, les enfants qui deviennent parents à 13 ans, le procès d'AZF, les voyages dans l'espace, bref, toute l'actualité d'une journée.
FantômettePS: mais si on peut éviter pour cela de passer une heure bloqué dans sa voiture à cause de barrages filtrants, c'est bien aussi.
lundi 23 février 2009
Droit d'asile
Il y a ceux qui partent et ceux qui rentrent. Bon voyage aux uns, bon courage aux autres.
Il y a ceux qui partent pour ne pas revenir. Miss T. laisse trois enfants derrière elle.
Quel que soit son nom, s'il y a un dieu quelque part, ça ne doit pas être quelqu'un de très fréquentable.
dimanche 22 février 2009
La femme cachée sous le tissu
Le tissu, une chanson de Jeanne Cherhal à écouter sur Youtube, par un petit dimanche matin sous la couette.
samedi 21 février 2009
vendredi 20 février 2009
Clin d'œil
jeudi 19 février 2009
mercredi 18 février 2009
mardi 17 février 2009
Double lune
lundi 16 février 2009
dimanche 15 février 2009
samedi 14 février 2009
Deux
C'est pas la Saint-Valentin, aujourd'hui ?
Bonne fête aux amoureux de tous bords qui naviguent à deux.
Bonne fête à nous, alors.
vendredi 13 février 2009
jeudi 12 février 2009
mercredi 11 février 2009
J'avais apporté des pizzas il y a un an
mardi 10 février 2009
lundi 9 février 2009
dimanche 8 février 2009
samedi 7 février 2009
Le poids des mots, le choc des photos
Fast-food romain. C'est vrai, on lutte, on se retient, on sait que c'est pas bien, mais des fois, on se dit que les étrangers pourraient au moins avoir un minimum de considération pour les touristes ,-)
Mieux qu'un discours du P'tit Nico, nous partons en famille et entre amis lutter contre la crise par la relance de la consommation, genre forfaits de remontées mécaniques, cours à l'ESF, raclette, confiture de myrtille. Bonne nouvelle, chers lecteurs et chères lectrices, vous échapperez ainsi pour quelques jours au poids (si léger) de mes mots.
Mais le choc des photos continue, chaque jour.
vendredi 6 février 2009
Le propre de l'homme

C'est ainsi, depuis que j'ai pris conscience que l'ingratitude de mon physique m'apparentait davantage au chaînon manquant cher à Darwin qu'à un mannequin de chez Jean-Paul Gaulthier et qu'il était vain d'attendre chez moi toute ébauche de talent artistique, j'ai développé des goûts et des pratiques d'esthète qui vont d'un lever de soleil au corps d'une femme en passant par la peinture, la sculpture, la photo et j'en passe.
Mais il y a une chose avec laquelle j'ai du mal, encore, mais je me soigne, c'est l'art conceptuel. Entendez par là les œuvres ou performances à propos desquelles on passe plus de temps à lire une étiquette aussi longue et rédigée dans un vocabulaire aussi clair qu'un jugement de divorce avant de regarder la bouteille de bière vide qu'un artiste de renom expose là comme allégorie d'une bouteille de bière vide.
Aussi, quand j'ai fait cette photo, j'y ai vu un moteur désossé de voiture. Ben si. Sérieux. Je le sais, j'y étais.
Après, j'ai pensé que ça pouvait être l'image du cœur brisé d'un "accidenté de la vie", expression chère à feu Jacques Chirac.
Et ce matin, en voyant cette photo sur mon blog, après de bien trop courtes nuits d'une vie en cahots qui n'a rien cependant d'un chaos (fallait la faire, celle-là), je me suis dit, ça y est, j'ai compris, mon œil au petit déjeuner s'éclairant brutalement d'une lueur d'intelligence si peu fréquente que Fantômette me voyant sursauta en disant :
- eh, ça va ? Tu nous fais pas un décollement de rétine, au moins ?
Cette photo, c'est une allégorie de la vie. Et fidèle à ma volonté d'ouvrir l'esprit de mes trop rares lecteurs, je suis parti en quête d'un texte d'un penseur reconnu qui expliquerait ma pensée.
Art conceptuel : LA VIE
"La vie est faite d'éléments qui s'imbriquent, s'entraînent, se joignent pour générer le mouvement, le ralenti, le freinage, de pannes et d'accélérations. De forces qui s'ajoutent et se contrarient, de mouvements qui s'entrelacent dans l'universalité des mouvements individuels, collectifs et globaux. La vie glisse et s'écoule au sein d'une mécanique bien huilée, en flux continus, fuites, vannes, détours et détournements, une durite lâche et inonde le reste de la mécanique. La pression tombe et retombe, certains éléments réclament leur alimentation, s'essoufflent, le rythme ralentit.
Et le moteur repart, plus tard, le mouvement reprend, LA VIE continue."
D'après Enzo Ferrari, philosophe automobile du XXe siècle, Je suis un Rouge - Ma vie, mon oeuvre, écrits apocryphes jamais publiés parce que totalement imaginaires.
jeudi 5 février 2009
Crise de l'immobilier

Urgent, couple de fonctionnaires, solvable, vend T3 au meilleur prix et recherche T6 à prix encore meilleur.
Grâce soit rendue à Fantômette pour une chose au moins, c'est de nous avoir permis, en quelques mois seulement, de sortir de quarante et quelques années de crise œdipienne. Si, si. Même si le prix de quelques mois de vie avec elle dépasse certainement celui de quarante ans d'analyse psychanalytique bi-hebdomadaire, c'est fait. Et bien fait.
C'est pas difficile, depuis que Fantômette est là, mes parents aussi. Tout le temps, ou presque. C'est miraculeux. Ils ne nous lâchent plus. A ce rythme là, ils appelleront encore au mois d'août pour venir le dimanche midi apporter une galette des rois.
Ils appellent sans cesse, alors qu'avant, ils oubliaient mon anniversaire.
Ils m'appellent moi. Pour avoir des nouvelles de Fantômette.
Genre bulletin de santé quotidien, comment va-t-elle ? son dos va mieux ? j'ai parlé d'elle à mon médecin, elle devrait peut-être… ? elle n'a pas trop de travail, en ce moment ? ça ne va pas lui faire trop de boulot, cette nouvelle réforme de la recherche de 3e cycle ? j'espère que tu prends soin d'elle et que tu la laisses se reposer…
Le téléphone sonne encore. "Dis-donc, ça ne vous dirait pas qu'on se retrouve à cet endroit, cet été, ça pourrait plaire à Fantômette, et on vous aiderait, comme ça elle pourrait se reposer… On s'est déjà mis d'accord avec ses parents, on louerait un gîte ensemble."
Et je fais quoi, moi, je les dépose et je rentre ?
"On va venir faire les derniers travaux de peinture chez Fantômette avec ses parents, comme ça elle vendra plus facilement."
Merci Maman.
Et moi, là dedans, je suis quoi ?
Et moi, là dedans, je suis quoi ?
J'ai une tendinite après une sortie raquettes organisée POUR Fantômette, genre aventure pyrénéenne extrême dans les solitudes hivernales pour celle qui rêve d'explorations polaires et du camp de base de l'Everest, mais bon, "toi, c'est pas pareil, tu fais peu d'heures, alors que Fantômette bosse 37 heures par semaine, elle n'était pas trop fatiguée lundi matin ? En plus, il faut qu'elle s'occupe de ses enfants."
Merci Papa. Moi aussi, j'ai deux enfants, d'ailleurs, ce sont aussi tes petits enfants, et c'est vrai que chaque soir je squatte le canapé, la bière et la télé de Fantômette à zapper entre Eurosport, M6 et les chaînes cryptées pour adultes. Mais le survet', il est à moi.
Le téléphone sonne encore. "Dis-donc, ça ne vous dirait pas qu'on se retrouve à cet endroit, cet été, ça pourrait plaire à Fantômette, et on vous aiderait, comme ça elle pourrait se reposer… On s'est déjà mis d'accord avec ses parents, on louerait un gîte ensemble."
Et je fais quoi, moi, je les dépose et je rentre ?
C'était quand, nos dernières vacances en famille ?
Et d'abord, d'où qu'ils sortent que Fantômette est toujours fatiguée alors que son coup de barre quotidien ne tombe brutalement, avec une régularité de chronomètre helvétique, que le soir, précisément au moment où les enfants sont enfin couchés et que nous retrouvons enfin seuls. Alors, comme qu'ils peuvent le savoir ?
Ils sont médiums, ou Fantômette a commencé à entretenir sa belle-mère de mes ardeurs soit-disant trop fréquentes ?
"On va venir faire les derniers travaux de peinture chez Fantômette avec ses parents, comme ça elle vendra plus facilement."
Ben tiens, je vous attends toujours pour repeindre la chambre des enfants !
Les photos de Fantômette font le tour de la famille. J'existe de nouveau, enfin, des fois, nous sommes tous les deux sur les photos. Ils redécouvrent que j'ai été enfant, que j'ai eu une enfance, ressortent des photos du blondinet que je fus avant les ravages d'une calvitie précoce, mais c'est pour raconter à Fantômette.
Putain, merci de vous en souvenir quarante ans plus tard et de n'en parler qu'à elle !
Bref, merci encore à toi, Fantômette, grâce à toi, à ta présence, à ta bonne humeur et à ta joie de vivre, mes parents sont enfin sortis de leur crise œdipienne.
Quand à moi, je crois que je devrais me marier avec une psy, j'en ai sûrement pour un bon moment.
mercredi 4 février 2009
Jeux de mains, jeux de vilains
Vous connaissez le truc, on copie une image d'un clic droit, on l'enregistre, puis on l'oublie.
Un jour, on retombe dessus, par hasard.
Agrandissez-la.
Imprimez-la.
Collez-là au dessus du lit de vos enfants.
Vous ne pourrez pas vous reprocher de ne pas les avoir prévenus.
En tout cas, après avoir lu ça, moi j'arrête.

C'est comme cette photo, faite à Rome. Je ne sais toujours pas si ce sont les Italiens ou les touristes qui ont si mauvais goût.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi aborder de tels sujets sur un blog qui se distingue par ses qualités littéraires et de bon goût au milieu de la fange des blogs rédigés en langage SMS et MSN, nouvel esperanto du XXIe siècle. Hein, d'abord.
Avouons-le, la faute en revient aux élèves. Pas ceux qui cachent leur morgue et leurs esprits blasés derrière une acné foisonnante qui donne l'impression de faire cours à un étal de flans aux cerises. Pas celles non plus qui se déguisent en grand blessé de la série Urgences à force de tenter vainement de se refaire un gloss et un mascara sans miroir et sans que le prof' ne s'aperçoive de rien. Non, je parle des élèves sérieux, des bons élèves, de ceux qui s'intéressent et posent des questions.
Charles Cunningham Boycott, néo-libéral tendance Alain Minc, avait bien tenté, fidèle à la très british tradition des clubs privés, de se faire inviter à Davos, mais la place était déjà prise par Herbert Branson, père de Richard Branson, PDG de la chaîne Virgin. Lui qui s'était fait remarquer de ses camarades de chambrée pour sa raideur d'esprit et la souplesse de ses relations amicales avait pris sa retraite de l'armée britannique en devenant régisseur des terres du comte d'Erne en Irlande, qu'il administrait d'une main de fer comme s'il s'était agi de ses propres terres ou s'il espérait le bonus de fin d'année de Carlos Gohn, le PDG de Renault, qui en cet automne 1880 produisait encore des fiacres à deux chevaux. Bref, dans cette Irlande rurale où les paysans se battaient pour une pomme de terre ou un ticket de bateau pour le Nouveau Monde, tradition issue de la Grande Famine, Charles Cunningham Boycott régnait en petit maître, n'admettant ni contestation, ni sifflets. Et pressurant ses paysans, il augmentait chaque année le montant des loyers et fermages des terres qu'il faisait travailler.
Un jour, on retombe dessus, par hasard.
Agrandissez-la.
Imprimez-la.
Collez-là au dessus du lit de vos enfants.
Vous ne pourrez pas vous reprocher de ne pas les avoir prévenus.
En tout cas, après avoir lu ça, moi j'arrête.

C'est comme cette photo, faite à Rome. Je ne sais toujours pas si ce sont les Italiens ou les touristes qui ont si mauvais goût.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi aborder de tels sujets sur un blog qui se distingue par ses qualités littéraires et de bon goût au milieu de la fange des blogs rédigés en langage SMS et MSN, nouvel esperanto du XXIe siècle. Hein, d'abord.
Avouons-le, la faute en revient aux élèves. Pas ceux qui cachent leur morgue et leurs esprits blasés derrière une acné foisonnante qui donne l'impression de faire cours à un étal de flans aux cerises. Pas celles non plus qui se déguisent en grand blessé de la série Urgences à force de tenter vainement de se refaire un gloss et un mascara sans miroir et sans que le prof' ne s'aperçoive de rien. Non, je parle des élèves sérieux, des bons élèves, de ceux qui s'intéressent et posent des questions.
Donc, pourquoi un tel sujet aujourd'hui. Tout simplement à cause d'une question posée par un élève à un collègue de sciences nat' "M'sieur, c'est quoi la différence entre un organe et un orgasme ?".
Des fois, comme ça, je me dis que je préfère enseigner l'histoire-géo. Et répondre aux questions de mes élèves à moi. Ainsi, dernièrement, l'un d'eux, captivé par la maîtrise scientifique de mon sujet me demanda à brûle-pourpoint qu'elle était l'origine du verbe boycotter.
Pfffffffft ! …?
En ces temps de crise et de crispation sociale, tu ferais mieux de respecter l'ordre établi que je représente et te soucier de ton propre avenir, petit con.
N'empêche, soucieux de proposer un enseignement de qualité, je m'en suis allé rechercher l'origine du mot.
Charles Cunningham Boycott, néo-libéral tendance Alain Minc, avait bien tenté, fidèle à la très british tradition des clubs privés, de se faire inviter à Davos, mais la place était déjà prise par Herbert Branson, père de Richard Branson, PDG de la chaîne Virgin. Lui qui s'était fait remarquer de ses camarades de chambrée pour sa raideur d'esprit et la souplesse de ses relations amicales avait pris sa retraite de l'armée britannique en devenant régisseur des terres du comte d'Erne en Irlande, qu'il administrait d'une main de fer comme s'il s'était agi de ses propres terres ou s'il espérait le bonus de fin d'année de Carlos Gohn, le PDG de Renault, qui en cet automne 1880 produisait encore des fiacres à deux chevaux. Bref, dans cette Irlande rurale où les paysans se battaient pour une pomme de terre ou un ticket de bateau pour le Nouveau Monde, tradition issue de la Grande Famine, Charles Cunningham Boycott régnait en petit maître, n'admettant ni contestation, ni sifflets. Et pressurant ses paysans, il augmentait chaque année le montant des loyers et fermages des terres qu'il faisait travailler.
Mais c'était sans compter sans la Ligue Agraire, groupuscule libertaire et crypto-communiste dirigé par Ernesto Che Mac Carthy, ancien valet de chambre d'un immigré d'origine allemande nommé Karl Marx, qui décida de faire pression sur Charles Cunningham Boycott en enjoignant à ses fermiers de ne plus louer ses terres et de ne plus acheter ses produits. Même ses domestiques le quittèrent, obligeant Charles Cunningham Boycott à se servir seul son whisky, sur des glaçons qu'il était lui-même allé chercher au frigo, et à le boire devant un feu de cheminée qu'il avait allumé tout seul avec ses petites mains.
Malgré l'envoi de moissonneurs mercenaires protégés par l'armée britannique qui eux carburaient au Ricard et que les Irlandais surnommèrent les Jaunes, la récolte de Charles Cunningham Boycott fut perdue. L'affaire fit grand bruit, et la presse européenne, y compris la plus conservatrice comme Les Echos et Le Figaro, s'en empara, le terme boycott entrant dès 1880 dans le vocabulaire anglais et en 1881 dans le vocabulaire français pour désigner l'action de s'entendre pour isoler une personne, un pays, une marque… et lui faire subir les conséquences de cet isolement.
Peut-être verrons-nous en 2009 s'imposer le verbe siffletter pour désigner l'action d'isoler phoniquement un petit orateur nerveux et talentueux qui n'a rien à dire. Ou le verbe saint-lôter remplacer le verbe limoger.
mardi 3 février 2009
Et maintenant, quel horizon docteur?

Le meilleur moyen de soigner sa "patientèle" en temps de crise est de lui faire prendre des pilules. Des roses pour se lever le matin, des bleues pour lutter contre le manque de rayons lumineux, des vertes pour s'endormir sans voir sa femme (son mari), des oranges pour penser à payer ses factures. Ainsi d'une pierre deux coups, on relance l'économie via l'industrie pharmaceutique et on inhibe tout comportement "non-heureux" et donc potentiellement dangereux car pouvant déboucher sur des réactions violentes, type "coup de sifflet" lors de déplacement présidentiel ou enfant n'ayant pas un profil conforme à l'air du moment et déclaré allant très "mal". Point. La solution est de masquer toutes ces "humeurs" par chimiothérapie.
Aldous Huxley l'avait déjà écrit il y a longtemps. Le meilleur des mondes a enfin commencé.
Texte et choix de photo par Fantômette, auteur-compositeur-interprête.
Je me permets juste d'ajouter un scoop. P'tit Nico a limogé son chef de cabinet. Il n'y avait plus de papier aux toilettes. Avant de partir visiter un chantier dans le Val d'Oise, entouré d'un millier de CRS, gendarmes mobiles et policiers en civil "anti-sifflets". Qui a dit qu'il y avait une crise de la construction ?
lundi 2 février 2009
dimanche 1 février 2009
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