samedi 30 octobre 2010

Jökulsarlon



Deux précautions valent mieux qu'une. Donc deux posts aujourd'hui.
Je publie dès maintenant ma participation au Weekend Reflection, à l'adresse suivante :
http://newtowndailyphoto.blogspot.com/

Mais toute l'équipe (moi même, mes petits bras et ma petite tête) sera là demain quand même, même avec le décalage horaire.

D'ombre et de soleil


Le Post relate ce matin la mésaventure d'un petit plaisantin placé en garde à vue pour avoir demandé par mail une "inflation" à Rachida Dati.

Bannie par Mitterrand et Thatcher dont on ne sait pas pour autant s'ils ne la pratiquaient pas à titre privé en marge du G7, l'inflation, c'est la reprise de la consommation et le retour de la confiance des ménages. Thatcher et Mitterrand, l'Anglaise et le socialiste, le mariage de la carpe et du lapin, et la mort de l'inflation.
Souvenez-vous que si une femme se déclare socialiste, vous pouvez oublier le Kamasutra. Franchement, vous avez vu la sensualité qui se dégage du look de préceptrice de piano de Ségolène Royal ? Même Aubry en a perdu la vue. Et si une femme vous annonce l'arrivée ou le retour des Anglais, souvenez-vous que la Guerre de Cent Ans a duré bien plus que cent ans, vous pouvez oublier l'inflation, mais souvenez-vous que désormais, on lutte contre la peste par la mise en quarantaine.

A titre personnel, les dernières fois que j'ai réclamé une inflation, on m'a bien fait comprendre que la conjoncture micro-économique était défavorable et les indicateurs macro-économiques étaient au rouge. Saloperie de bouclier fiscal qui pollue la vie du couple, quand la défiscalisation vaut plus que les bijoux de famille. J'ai cependant échappé à la perquisition et la mise en garde à vue, mais ça fait réfléchir.

En cas de besoin ou d'envie, le mieux est encore de se tourner vers Facebook ou des professionnel(le)s assermenté(e)s, le capitalisme, même sous la forme de réseaux sociaux sponsorisés, reste le moteur de l'inflation.

jeudi 28 octobre 2010

Les courbes que dessine le soleil

 
 
Si je dois un jour confesser une addiction à la chaleur des corps, à la sensualité de caresses échangées sous un soleil cru ou volées dans la pénombre, au temps distendu des réactions d'une peau, à la douceur des courbes du corps d'une femme qui dit "viens !", j'ai souvent le sentiment que la maternité reste le plus bel hommage à la féminité.
 

mardi 26 octobre 2010

Le bord des brumes


Selon les Islandais, qui croient encore aux Trolls, aux esprits malins et à la mouche qui pète, vivrait dans ce lac le petit cousin de Nessie, un monstre tout droit sorti de la mythologie nordique.
Paraît même qu'ils remboursent le voyage au touriste qui le prendra en photo.

dimanche 24 octobre 2010

Le noir de la Vierge


Parce que comme ça, à brûle-pourpoint, je me disais cette nuit que si Brice Hortefeu avait vécu aux premiers siècles de notre ère, nous aurions un vrai fichier des empreintes génitales de tous ces illuminés venus de l'Est et du Proche-Orient qui franchirent clandestinement les frontières de la Gaule sous le fallacieux prétexte de nous évangéliser pour répandre une bondieuserie orientalisante et venir marier jusque dans nos bras nos filles et nos compagnes pour obtenir la double nationalité, et que si Saint-Martin, ce représentant de commerce hongrois qui vendait du tissu au mètre n'avait pas ouvert la voie, ou si cette voie lui avait été fermée par un vrai Gaulois de Gaule au cri de "Les Gaulois d'abord", peut-être ne serions-nous pas aujourd'hui envahis de caravanes roumano-bulgares, de plombiers polonais et d'hommes politiques d'origine hongroise et douteuse mariés à des immigrées d'origine italique et polyandres.

samedi 23 octobre 2010

Le passé décomposé de la montagne


Enfin une bonne nouvelle. Avant-hier, Nokia a annoncé 1800 suppressions d'emploi dans le monde. L'action a aussitôt bondi de 8%.
Mathématiquement, si Nokia annonce 18000 suppressions d'emploi, l'action devrait augmenter de 80%, non ?

En Inde, les paysans endettés se suicident par milliers. France Telecom envisagerait de doper le cours de son action en rachetant le ministère indien de l'Agriculture.

Sarko a annoncé qu'il ne remplacerait plus qu'un fonctionnaire sur deux.
Votre avis d'imposition a augmenté de combien ?

jeudi 21 octobre 2010

Sea, Sand & Sun Partie 3

Remember nos séries des 14 et 15 octobre sur la vie de la plage.
La série continue, il suffit d'ajouter un ballon, et de la poussière.




mardi 19 octobre 2010

Pour en finir avec la ville rose

L'agglomération toulousaine s'étend, invariablement, inexorablement, imperceptiblement.

Pensez que vous êtes ici dans la ville de province qui connaît la plus forte croissance démographique, soit plus de 20.000 nouveaux habitants chaque année. L'aire urbaine de Toulouse s'étend désormais jusqu'à Montauban, Albi, Pamiers, et un terrain à bâtir à un prix abordable ne se trouve pas à moins de 30 ou 40 kilomètres du Capitole.


Terres maraîchères, fermes appelées ici toulousaines, aux murs de terre sèche, de galets de Garonne et de brique disparaissent au profit de petits collectifs tout beaux tout neufs pour jeunes célibataires ou jeunes couples sans enfants.
C'est la vie, le dynamisme d'une population et d'une ville se mesure au rythme des plis et plissements du tissu urbain. Trop de villes s'endorment ou se meurent pour qu'on puisse regretter ce dynamisme.



Promoteurs, marchands de biens, se jettent sur la terre disponible comme la misère sur les pauvres.
Même la brique d'origine, celle que l'on appelle ici foraine, se vend d'occasion.

Il se trouvera certainement quelque nostalgique pour regretter les paysages de son enfance.
La mienne s'est jouée ailleurs.

Ce que l'on peut regretter, assurément, ce sont ces blocs de béton dessinés à la chaîne par des architectes sans imagination et recouverts de parements de terre cuite couleur rose pour faire "couleur locale", ce qui ne fait que répéter à l'infini l'uniformité de la banalité architecturale pour investisseurs attirés par les procédures de défiscalisation.


La fortune semble ici sourire à ceux qui produisent ces plaquettes au kilomètre.

Heureusement, depuis quelques temps, certains rompent avec le style régionalo-économique et se tournent vers autre chose, de différent, de gai, qui rompt en tout cas avec la plaquette de parement et la fausse brique pour ceux qui n'auront jamais les moyens d'en acheter de la vraie.





A ceux-là, on peut au moins reconnaître le mérite de jouer sur les couleurs, les lignes, les matériaux, et de faire de la rupture un art du beau.

vendredi 15 octobre 2010

Sea, Sand & Sun Partie 1

Trois mois plus tard, Fantômette m'accuse de "mater les filles" sur mon ordinateur.

Facile ! C'est que voilà, à l'époque, une main dans le plâtre me maintenait loin de l'eau, mais Fantômette, toute à sa joie des baignades et chasses à la crevette en compagnie des enfants n'avait pas vu que j'en profitais pour m'interroger sur les us et coutumes de ce microcosme balnéaire qu'est un littoral touristique.

Celà dit, je la renvoie à un bouquin du sociologue Jean-Paul Kaufmann sur les seins nus (coutume malheureusement tombée en désuétude, je dis malheureusement, car pour le piètre plagiste que je suis, cela donnait un certain charme à l'activité) et donc selon lequel ce sont les femmes qui organisent la mise en scène des corps et des regards. Bouquin qui doit se trouver dans notre bibliothèque.


Dont acte.

Morceaux choisis et plongée dans la fourmilière.












mercredi 13 octobre 2010

Rouille en grève


Voilà, hier c'était grève, parce que des fois, il faut savoir dire stop.
Un stop multiforme et multitâche, un stop qui dit marre, un stop qui dit la fatigue et le dégoût.

Parce qu'il y avait peut-être d'autres solutions.
La première aurait été de ne pas l'élire, lui. Mais voilà, c'est la démocratie, la règle de la majorité, il faut faire avec.
D'autres solutions comme de taxer les burqas pour sauver les caisses de retraite, plutôt que de les interdire.
De taxer la polygamie et d'imposer une vignette aux caravanes bulgares et roumaines plutôt que de les vider de leurs habitants.
De nommer Liliane vice-ministre du Travail, elle connaît bien le dossier et Eric Woerth.
De légiférer sur la lapidation des assassins naturalisés des forces de l'ordre, en public, le montant des recettes étant directement reversé aux caisses de retraites.

Parce que voilà, si tout va bien, et que Dieu ne s'amuse pas trop avec mes métastases, j'aurai 42 annuités de cotisations pour mes 60 ans. Et j'en ferai quoi, vu que je ne serai jamais mère de trois enfants poly-handicapés ?

Devrais-je faire confiance à la main tremblante de ma dentiste qui devra attendre 74 ans pour partir avec une retraite à taux plein ?

A quoi ressemblera l'équipe de France s'ils doivent courir derrière un ballon jusqu'à 62 ans ?

Faut-il prévoir une clause d'exemption pour les strip-teaseuses ?

Ce qui me fait le plus peur, c'est d'envisager que mes parents auraient pu être obligés de faire semblant d'être des parents et grands-parents jusqu'à 67 ans, avant de se barrer avec une pension à taux plein.
Ca, je pense que les générations suivantes ne l'auraient pas supporté.