lundi 28 février 2011

Le géographe et le dictateur

Le constat est triste et l'expérience amère.
On ne peut plus faire confiance aux dictateurs.
Sérieux.

Imaginez un prof' d'histoire-géo, on dira que c'est moi, qui à ses heures perdues participe à la rédaction de nouveaux manuels scolaires.
Imaginez que son éditeur lui laisse le choix de la question qu'il souhaite traiter.
Imaginez qu'il choisisse de travailler sur le tourisme et les migrations au Maghreb.
Imaginez que le nouveau manuel soit près maintenant d'arriver sous presse.

Entre Ben Ali, Moubarak et maintenant Kadhafi, tout est à réécrire.
Chaque jour, ou presque.
Les touristes ne savent plus à quel Saint se vouer, et les migrants, réfugiés, clandestins et ressortissants étrangers courent dans tous les sens.
Bref, c'est... le bordel.

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samedi 26 février 2011

Sous l'œil de la chouette



"Vends fauteuil, emplacement privilégié au cœur d'Athènes, permet de contempler les manifestations altermondialistes et cortèges de l'ultra-gauche en révolte contre les mesures du FMI et le naufrage du capitalisme bancaire, sa situation en hauteur le mettant en général à l'abri des gaz lacrymogènes, il constitue également un poste d'observation unique sur 2500 ans d'histoire de l'architecture, le Parthénon se trouvant à droite, mais aussi et surtout, son propriétaire pourra s'enorgueillir, une bière à la main, d'être le témoin privilégie de l'évolution de la démocratie sur les lieux même de sa naissance, la vue ouvrant sur le port du Pirée et, par temps clair, sur la Libye."

Notre monde est triste et le moral des ménages est en berne, malgré les primes à la casse, réductions de l'impôt sur la fortune, bouclier fiscal et effets d'annonce sur le nombre de demandeurs d'emplois appelés communément chômeurs.
Pis, on ne peut même plus faire confiance aux dictateurs pour assurer la stabilité et la paix sociale chez eux.
Bref, je sais pas vous, mais moi, je ne me sens pas au mieux de ma forme. Seule la mention des faramineux intérêts que mon procure mon livret A me sortent encore quelque peu de mon apathie consumériste. Parce que voilà, par moments, consommer devient triste.


Heureusement, certains savent encore mettre en valeur les produits qu'ils nous proposent par des annonces accrocheuses. Je vous en livre quelques unes ci-dessous, désopilantes et tellement alléchantes.
Scène alpestre à l'orientale, Perroquet (muet), Portant pour vêtements (ou jambons à sécher), Table de camping en marbre... l'ensemble des annonces, et bien d'autres, est à retrouver sur le blog d'Yves en cliquant ici.
Bonne visite.

 


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vendredi 25 février 2011

Week-end Reflections


Pour la grande histoire, la coupole appartient à l'hôpital La Grave, situé sur la rive gauche de la Garonne dans le quartier Saint-Cyprien, l'un des plus vieux hôpitaux de Toulouse, mentionné dès la fin du XIIe siècle.

Pour la petite histoire, c'est là qu'est née Petite Princesse il y a bientôt onze ans, et c'était un grand moment que cet après-midi "battle photo" en famille à mitrailler les uns et les autres, à se mitrailler les uns et les autres.

Cliquez ici pour voir les autres participations au Week-End Reflections.

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mercredi 23 février 2011

Couette de soleil



Je fais encore parfois le rêve étrange et envoûtant
d'une femme que j'aime, et qui m'aime,
qui m'attend derrière une porte entrouverte
et me dit "viens, entre vite"
tourne la clef cherchant mes lèvres
et chuchote "serre moi fort, plus fort encore"
en étreinte longue de langues tissées
et de mains qui glissent et se frôlent

Je fais encore parfois le rêve étrange et envoûtant
d'une femme que j'aime, et qui m'aime,
dont j'accepte la soumission à son désir
désir de frottements des peaux
de sourires et de caresses échangées sur une couette de soleil
soumis à ses murmures essoufflés qui crient
"viens, serre moi encore, tu m'as manqué".

Je fais encore parfois le rêve étrange et envoûtant
d'une femme que j'aime, et qui m'aime,
qui m'attend et me désire autant que je la désire
réclame mes mains, mon torse contre son dos,
mes joues contre l'intérieur de ses cuisses
en éclairs de chaleur et sursauts de douceurs,
la gorge renversée attendant mes lèvres à son cou
guidant ma main à l'exploration de son ventre.

Je fais encore parfois le rêve étrange et envoûtant
d'une femme que j'aime, et qui m'aime,
qui m'avait demandé si je pensais avoir tout vécu de l'amour.
J'avais répondu oui.
Sincèrement.
Parce que je le pensais sincèrement.
Avant de faire ce rêve.

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samedi 19 février 2011

Onze petits bouts de vie



Il y a longtemps déjà, alors qu'un nouveau millénaire approchait, avec ses détracteurs, ses prédicateurs de catastrophes, ses peurs, ses tempêtes furieuses, un petit bout d'homme posait son premier regard sur le monde. Détendu, heureux d'être arrivé là, il a percuté ma vie. J'avais vécu sans lui, sans le connaître et il ne me manquait pas. Puis il était là et je savais que je ne pourrai plus vivre sans lui.
Depuis onze ans déjà, il a fait de moi un être qu'on appelle "maman", le plus doux et à la fois le plus difficile métier au monde. Depuis onze ans déjà, il a su me mettre en colère comme personne ne l'a jamais fait, il a su aussi réconforter mon coeur, me surprendre sans cesse, repousser les limites de ma patience jusqu'à des zones inconnues, faire de moi tour à tour, un médecin, un gendarme, un papa, une maman, une maîtresse, une cuisinière, lavandière, conductrice de rallye, joueuse d'échec, inventeuse d'histoires enchantées, coiffeuse, conductrice de travaux forcés et j'en passe.

A mon petit bonhomme qui a dépassé depuis longtemps la hauteur des trois pommes

Fantômette (vous vous doutiez bien, que ce n'était pas Fabien qui se faisait appeler "maman"....quoique...)

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(Toujours en avance d'une bêtise à faire, toujours à la pointe d'un accident imprévu, il a aussi su faire de Fantômette la plus belle et la plus disponible des mômans.
Bon anniversaire à toi, Caliméro
Maître Fa)

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vendredi 18 février 2011

Week-End Reflection


A la demande de Pastelle, je rajoute la même photo inversée. Comme ça. Pour voir.


Ce qui rajoute un rocher dans le ciel.
Comme le nez dans le guidon.
Comme la tête dans les étoiles.
Par manque de temps, je prépare parfois une semaine de publication d'avance sur ce blog. A tel point qu'hier, j'ai oublié de souhaiter ici un bon anniversaire à notre Caliméro. Shame dessus moi !
Mais il était chez son Pôpa. Il rentre ce soir. On va se rattraper. Et lui faire la fête.
Et Fantômette tentera de me racheter ici même dès demain, par ses mots, ses photos, et l'amour qu'elle porte à son fiston.


Une participation multiple au Week-End Reflections

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mercredi 16 février 2011

Icebergs



Glace : ingénieux procédé divin permettant un transport aisé des molécules d'eau mais pas leur consommation immédiate, hormis pour le rafraichissement du pastis.
Par un malencontreux processus, la rencontre du Titanic avec un bloc d'eau solide provoqua son remplissage d'eau liquide.

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mardi 15 février 2011

La mauvaise foi en patois


Pas plus tard que dernièrement, une jeune lectrice de ce blog me reprochait ouvertement et sans vergogne aucune d'avoir "tagué" une photo du Mont Saint-Michel comme bretonne et non comme normande comme le savent tous ceux qui ont passé le concours des PTT ancienne formule.
Qu'elle reçoive ici encore mes plus plates excuses pour cette erreur d'attribution indigne d'un géographe qui se respecte.
Que les foudres de la Société des Agrégés et des Annales de la Recherche Géographique s'abattent sur moi, je demande seulement que mes cendres soient éparpillées au vent depuis l'abbaye du Mont Saint-Michel, peu me chaut qu'elles se dirigent en Normandie, en Bretagne ou en Ukraine, au point où ils en sont, ils ne sont plus à quelques merdes près.

N'empêche, du point de vue géologique, le granite dont est construit le Mont l'apparente davantage au massif Armoricain qu'à la craie du Cotentin.
En même temps, la Normandie ne peut pas non plus revendiquer deux symboles du génie humain, le Mont Saint-Michel et l'usine Areva de la Hague, et ne laisser à la Bretagne que les quelques cailloux mal équarris de Carnac, dont on pense désormais qu'ils résulteraient d'un culte protoceltique de la culture de l'endive dont ne saurait s'enorgueillir une région au passé aussi riche que la Bretagne.

Faut savoir partager.

N'empêche, je me méfie toujours de l'irrédentisme régionaliste et du localisme bon teint qui nous rapproche trop souvent des propos de JM Le Pen qui préfère sa soeur à sa cousine, et sa cousine à sa voisine... mais aussi du folklore à deux balles et autres écomusées destinés à valoriser un patrimoine que quelques érudits locaux se chargent d'inventer par des légendes forgées de toutes pièces et glanées dans les pages régionales de France Dimanche ou Détective, légendes labelisées et certifiées ensuite par Jean-Pierre Pernaud qui nous fait pleurer sur l'épaule de la dernière dentellière de papyrus de varech du bassin d'Arcachon qui risque de disparaître à cause de la concurrence chinoise et avec elle un savoir-faire unique puisqu'il n'y a jamais eu  qu'une seule dentellière de papyrus de varech à Arcachon et à 3000 km à la ronde. C'est Julie, Djoulaï, comme se plaisent à l'appeler les animateurs et éducateurs du CAT d'Arcachon.

Le régionalisme, c'est la mauvaise foi en patois.

Rien qu'ici à Toulouse, il est d'usage de doubler les noms de rues de leur "original"occitan, et depuis quelques années maintenant, d'entendre le nom des stations de métro prononcées en français et en occitan. Pas en espagnol, en anglais, allemand ou arabe, langues que pourraient parler quelques habitants cosmopolites de la Ville Rose, non, folklore oblige, le lobby occitaniste a gagné. Il faut dire que l'Occitanie s'est dotée depuis peu d'une République éponyme et d'un gouvernement qui s'est réuni récemment place du Capitole, dont on peut espérer au moins qu'il poussera la revendication autonomiste à fonctionner sans aucune subvention publique, ce qui serait un comble.

Le régionalisme, c'est la mauvaise foi en patois.

D'ailleurs, le régionalisme ici se double comme partout d'un racisme envers les voisins, bordelais, qui se traduit par des lynchages populaires et salvateurs les soirs de match, des caillassages des 33 depuis les ponts du périph' les jours de départs en vacances et la construction de la centrale nucléaire de Golfech, celle qui alimente la ville de Toulouse, aux portes d'Agen et de la région Aquitaine. S'ils avaient pu, les Toulousains l'auraient bien construite sur la Place des Quinconces, rien que pour faire la nique aux Bordelais. Le régionalisme est surtout l'apanage de ceux qui sont en manque de frontières, de barrières et se construisent une identité dans l'exaltation et l'exacerbation d'une altérité négative et contrariée.
"L'Autre est un con (une bête, un païen, un infidèle, un boche, un noir, un arabe...), donc je suis !"

C'est qu'ici les revendications régionalistes, en dehors des panneaux routiers traduits, boutiques de cassoulet-souvenir et de bonbons à la violette, s'acoquinent souvent de relents de catharisme, de nostalgie astrologique, voire de négationisme historique servant à justifier de s'affubler de costumes à la mode du XIIIe aux poches adaptées à la taille de l'Iphone et de réhabiliter l'organistrum dans les bals villageois pourvu qu'il soit équipé en 340 volts pour la sono.



Le régionalisme, c'est la mauvaise foi en patois.

Mais revenons-en au Mont Saint-Michel.
Alors, le Mont, breton, normand, ou patrimoine mondial de l'humanité ?
Le Mont, chapeau rond, ou cidre brut ?
Quand il faut payer les factures de désensablement de la baie, le Mont est français et européen, point.

Soyons nous aussi de mauvaise foi.  Pour une fois.
Appliquons la méthode régionaliste, et demandons aux habitants de la région.

Demandez à un Normand.
Vous obtiendrez une réponse de Normand !
Demandez à un Breton.
Passé 10 heures du matin, il atteint un tel coefficient d'imbibation alcoolique digne des marées d'équinoxe qu'il n'est plus en état de répondre !
C'est beau, le régionalisme.
C'est la mauvaise foi en patois.

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vendredi 11 février 2011

35+(x)


Cliquez ici pour visionner l'ensemble des participations au Week-End Reflections de James


C'est aujourd'hui l'anniversaire de Fantômette.
J'aurais pu aligner des centaines de photos, ou au contraire me livrer à un choix cornélien.
J'ai préféré n'en retenir qu'une parmi les dernières, maintenant qu'elle a trouvé un moineau à qui parler.

Archéologie numérique : l'an dernier, le même jour... sinon encore avant.

Et ce texte qui se voulait un hommage à une rencontre, ainsi qu'à une madone.

Mais je m'efface devant le moineau et je reviens sur quelques traces laissées par Fantômette quand elle collaborait régulièrement à ce blog, , , et là aussi pour un dialogue à quatre mains.


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mercredi 9 février 2011

L'ombre d'elle ou ombre d'ailes ?


L’avenir nous dira s’il fallait y voir une attention prémonitoire, mais le père Noël, qui sait se montrer plein de générosité parfois avec ses sujets les plus fidèles et punir ceux qui dès l’adolescence passée cessent de croire en Lui, le père Noël m’apporta donc entre autres cette année un livre, riche, dense, docte, et agrémenté d’illustrations dont Le Jardin des Délices de Jérôme Bosch, sur l’histoire du Paradis.


Cadeau fort à propos puisque qu'à l'âge qui est le mien, je m'interroge de plus en plus sur mon éventuelle trajectoire post-mortem et que j'adore un tableau sur lequel un peintre du Moyen-Age ait pu peindre autant de cochonneries sous couvert de religion.

Or donc, force m’est de constater que conscient de voir défiler les jours qui me rapprochent toujours d’un ultime râle qui pourrait n’être qu’un discret soupir comme le fut sa vie (je cite ici la facture d'un marbrier à qui Fantômette a déjà fait réaliser le travail afin de pouvoir se rendre illico presto chez le notaire, sans prendre le temps d’une larme sur une terre fraichement retournée pour camoufler le résidu de mon trépas, pourvu que la succession soit en règle et que l'encre fut sèche dans ledit office notarial), je ne crois toujours pas en Dieu ni en ses dérivés divers et variés, gourous, homéopathes, scientologues, millénaristes, politiciens de l'UMP et autres astrologues qui me prêteraient une attention digne des richesses terrestres accumulées au cours de ma vie pourvu que je leur en fasse don avant d'expirer.

Alors quoi ?

Si l’on s’en réfère aux trois monothéismes méditerranéens seulement, le Paradis a souvent un goût de déjà vu et de retour à des sources perdues, si bien perdues qu’elles ne sont pas vraiment miennes.

Pour les juifs, le Paradis s’incarne en une terre de lait et miel, tellement promise par un Dieu omnipotent qu’aujourd’hui encore certains se battent pour récolter quelques gouttes et, de temps à autre, une balle perdue, surtout si on est Palestinien. En même temps, je n’ai pas franchement envie de finir à perpétuité dans un kibboutz ou une colonie de peuplement. Et quand on voit que Dieu aurait mis quarante ans à repérer enfin Moïse dans le désert du Sinaï après que Pharaon ne l’eut expulsé comme un vulgaire Rom, on peut douter du service après-vente. Qui plus est pour lui envoyer un buisson ardent quand l'autre attendait certainement davantage une bière bien fraîche après tant d'années d'errance à écouter les jérémiades du Peuple Elu répétant :
- C'est quand qu'on arrive ?

J'ai fait le test hier, mon GPS n’est pas casher et répond adresse inconnue quand je tape « paradis Terre Promise lait miel ». Notez que la même requête sur Google me renvoie sur SexBook.

Accéder au Paradis chez les chrétiens relève d’une gageure équivalente à celle de trouver une paix durable entre les peuples de Terre Sainte autrement qu’à coups de bulldozer, de murs de béton et de gaz lacrymogènes. Parce que comprenez que chacun naîtrait ici porteur d’un péché originel dont il n’aurait la possibilité de se laver, un truc malsain hérité de ses ancêtres Adam et Eve, genre maladie orpheline héréditaire et dégénérative qui laisse peu d’espoirs, à tel point même qu’aucun Téléthon n’a encore fait appel à notre obole contre ce fléau, tellement le péché colle à la peau, pire encore que l'acné sur le visage de Petit Prince. 


Amer est le constat, mais depuis la trithérapie, les chances de rémission sont plus élevées avec le sida qu’avec le baptême, ce qui explique le peu d'empressement des papes à prendre position face à l'usage du préservatif quand eux savent l'humanité chrétienne définitivement condamnée par l'eau bénite des fonts baptismaux.
Le seul qui semblerait s’en être sorti serait un certain Jésus Christ, et encore, il aurait été baptisé dans le Jourdain et c’était il y a tellement longtemps que plus personne n’est en mesure de raconter vraiment ce qui s’est passé, à tel point que certains envisagent désormais la Crucifixion comme une fin de partie sado-maso qui aurait mal tourné.

Reste donc le Paradis les Mahométans. Certes, force est de reconnaître que s’interroger sur une conversion, même tardive, aux écrits coraniques, n’est pas chose socialement aisée, surtout par les temps qui courent. Mais force encore est de reconnaître qu’il s’agit là du Paradis qui semble le plus ouvert, surtout pour ceux qui souhaiteraient y entrer sous forme de hachis de chairs et de poudre labellisé hallal. Force également est de reconnaître qu’à la différence des précédents Paradis, entre finir colon pour l’éternité dans une résidence sécurisée en Israël, vulgaire ramasseur de pommes dans les Jardins d’Eden, ou partager avec Dieu vins vieux, jeunes hommes et houris toujours vierges dans les nimbes du Croissant, le choix est vite fait. Non pas que je sois transporté à l’idée de m’acoquiner avec de jeunes garçons, mais si c’est le prix à payer pour approcher une éternité peuplée de houris à la fesse aussi légère que les mœurs dans une ambiance empreinte d'une sensualité débridée et d'un raffinement oriental, alors oui, j’accepte de mettre ce projet à l’étude avant que Fantômette ne prenne rendez-vous avec le notaire pour finaliser le partage des produits de mon passage terrestre.

Interrogée sur le sujet alors qu'elle était plongée dans réalisation du niveau 8 de son 834e jeu d'élevage de pingouins virtuels, Fantômette, avec laquelle j'entendais partager mes interrogations mystiques sur le choix d'une religion à embrasser faute d'autre chose à embrasser, voire plus si affinités, me répondit tout simplement :

- Arrête de faire bouger la souris, moi j'm'en fous, du moment qu'il y a le wifi !

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lundi 7 février 2011

Le baiser du papillon de nuit




Un petit coup de gueule aujourd'hui.
Parce que.
S'il est une chose qui me plonge dans l'abattement et le doute le plus complet, c'est d'être comparé aux autres, mis dans la balance. En concurrence.
Que ce soit dans le boulot, la vie de tous les jours, le secret de l'intimité, la préparation du repas du soir ou d'une fête, je sais que les autres ont fait, font et feront mieux.

Je ne peux jamais faire que de mon mieux.
Et je n'aime pas qu'on me rappelle que d'autres font tellement mieux.
Je n'en veux à personne.
Ca me bloque.

Et encore, tout ça n'est rien.
Prenez une cuisine relativement rangée et propre.
Attendez que quatre enfants viennent y prendre leur petit déjeuner.
Comment font-ils, en si peu de temps, pour en faire une reproduction grandeur nature d'une rue d'Haïti le 13 janvier 2010 ?

Peut-être est-ce là l'expression d'une fibre artistique, une performance à quatre, que ne peut comprendre un adulte psychorigide ?

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samedi 5 février 2011

Prohibition


La vente d'alcool en Islande est très strictement contrôlée.
Sa consommation également.
Sauf, en quelques lieux bien particuliers.



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jeudi 3 février 2011

En réponse à vos commentaires, j'enlève le bas !

Il a suffi que j'exhibe ici une paire de fesses masculines pour recueillir nombre de commentaires et de confidences.
Donc.

C'est donnant-donnant, je livre aujourd'hui le secret de mes fantasmes et essais de gribouillages d'après les originaux de marbre ou de plâtre.

Il n'empêche qu'il m'est arrivé de sentir de vraies peaux réagir à mes mains bien mieux que le grain du papier ou le poli de la pierre, et ça, franchement, c'est de l'ordre de l'indicible, du callipyge, de l'intime et des souvenirs qui ne se photographient pas.

Mémoire tactile.
Souvenir de certaines peaux qui peut-être s'en souviennent.




L'intérêt d'un blog qui dure, c'est d'y retrouver des souvenirs.

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