mardi 26 mai 2009

Le bout du chemin


C'est long. C'est court. Longtemps qu'on attend ce moment. Pas assez de temps pour tout faire. De la peur en barre de ne pas y arriver. Envie de se poser que ce soit terminé. Des cartons partout, au travail, dans deux T3, dans la tête.
Une dernière inspiration avant le grand saut, pour chasser les restes de doutes dus à une vie antérieure plus morose.
Il y en a qui décompensent en déménageant. Moi j'attends de me recomposer dans notre famille composée.
Les enfants s'impatientent.
Moi aussi.
J'ai peur pourtant. De ne pas être dans les temps, d'avoir oublié des papiers, des administrations si nombreuses qu'on s'y perd. Des notaires, des intermédiaires, des plombiers, des pianos à transporter, des camions à louer.
Comme avant de prendre l'avion, une angoisse incontrôlée, car je sais qu'après c'est le bonheur qui est à la clé. Celui de n'avoir plus qu'un frigo à remplir, un endroit chez qui rentrer.
Le bonheur de pouvoir dire chez "NOUS".

Fantômette


Penser à tout, et oublier le reste. Les mauvais restes, les doutes, les peurs, le vécu antérieur, le vécu intérieur. Qu'il faut faire vécu extérieur.
Fantômette s'apprête à emménager dans sa première maison à Elle, rien qu'à Elle, je m'apprête à emménager avec Elle dans une maison d'A Nous. Après d'autres maisons qui au bout du compte valaient si peu.
La sagesse populaire, cette Sophia plébéienne, veut qu'un déménagement soit aussi stressant qu'un deuil ou un divorce. Mais nous saurons éviter de louer un corbillard et ferons d'une camionnette de location une voiture de jeunes (si, si) mariés en partance pour un long, long voyage de noces.
Pour que ce Nous trouve effectivement enfin son unique "chez Nous".

Fabien

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