
Plusieurs ici, comme une fidèle lectrice pas plus tard que ce matin, s'interrogent sur le silence de mes mots ces derniers temps, silence par trop interprété comme de la bouderie.
Que neni, même si je me suis fendu dernièrement d'un texte aussi ésotérique qu'un copier-coller aléatoire des œuvres de Nietzsche, comprenez qu'il arrive parfois qu'un sombre fonctionnaire dont l'horizon intellectuel couvre à peu près le champ visuel d'une vesse de loup soit aussi débordé.
Si.
J'en réfère tout de suite à notre ministre.
Par les copies à corriger (voyage toujours aussi palpitant qui m'a permis d'apprendre qu'Hitler, le trublion à moustache, avait écrit "Mi Camf", ce qui doit être la traduction espagnole de ses œuvres), les chapitres d'un nouveau manuel à paraître bientôt, bientôt (on vous réserve les bonnes feuilles pour les pages Livres du Monde, à côté, les aventures sexuelles de Frédéric Mitterrand ressemblent à la Comtesse de Ségur), un mariage à préparer (puis à fêter, à arroser, à arroser encore), une nuit de noce qui s'annonce enfin (si, c'est pour bientôt, à condition que Fantômette ait coché la même date dans ses tablettes), l'humeur sismique force 12 sur l'échelle ouverte de Petite Princesse qui nous vampirise, les problèmes de baignoires qui ne se remplissent plus....
Petit problème du jour : sachant qu'un Français moyen (c'est moi !) consomme pour son usage personnel en moyenne 137 litres d'eau par jour, que nous vivons à six dans notre palace, mais que quatre de ces six résidents ne résident ici qu'une semaine sur deux, que l'un d'entre-eux a l'âge (bête) de transpirer beaucoup tout en évitant soigneusement la fréquentation d'une brosse à dents et de la douche sans l'intervention répétée et insistante d'un adulte référent, et qu'un autre pourrait déposer le brevet de la toilette sans savon ni shampoing, et que nous n'avions pas d'eau chaude depuis trois semaines et l'intervention de Véolia ayant donné lieu à un dégât des eaux de quelques centaines de litres dans la cuisine, l'entrée et le sous-sol, calculez l'économie ainsi réalisée.
Donc l'une des raisons de l'absence de mots tôt ce matin est aussi, entre-autres, que j'ai partagé hier l'après-midi d'un plombier assermenté jouant le rôle de l'apprenti à éponger les fuites et déboucher les tuyauteries.
Je passai donc hier mon CAP plomberie pendant que Fantômette prenait le thé avec une mienne amie devenue depuis l'amie de ma femme dans une division sexuelle des rôles conjugaux des plus classique (Fantômette au thé, messire au seau) avant de devoir rattraper le temps perdu et me lancer éperdu dans les corrections de copies.
Quand je vous dis que ma vie est palpitante !
Vous en voulez encore ?
5 commentaires:
superbe lumière, jolie prise.... mais pas de mots ??? Tu boudes ;)))
Oui hein? Pourquoi zéro mots?
Fabien, écris de suite!
Voilà, à 11h04 pétaradante, c'est chose faite, je dépose ici le récit de ma vie palpitante à la postérité numérique et à la lecture de tous et de toutes.
Pas de regrets ?
Non non c'était chouette de te lire enfin!
Et puis presque tout est vrai ;)
De quoi "presque" tout est vrai ?
Je me suis trompé de date pour la nuit de noces, c'est ça ?
;-)
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