Pierre Paul Elysée Benoit de la Roche-Taillade, fabuleux affabulateur fabuliste nourrit le XVIIe siècle de fables creuses sous le nom de plume de Jean de La Fontaine, en mémoire de son frère Jean qui dépensa la fortune familiale à tenter vainement d'irriguer les sables de Fontainebleau pendant que lui passait ses après-midis au zoo de Vincennes en galante compagnie pour trouver l'inspiration parmi lions, corbeaux, renards et autres rats qui pullulaient rue Saint-Denis à l'époque.
Tout ça pour nous expliquer qu'un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, ou qu'il vaut mieux être roseau que chêne quand le vent vient à se lever.
Sauf que quand la vie se met à souffler en tempête, il faut à la fois être chêne et roseau.
3 commentaires:
...et que quand le roseau est trop pensant, n'en déplaise au bon Blaise, on rêverait d'être une brute de chêne...
Et je me réjouis du retour du grand maître du blog ;)
De chêne, sans plier, tenir bon et se reposer. Les bourgeons repoussent déjà c'est le printemps!
Des fois comme ça, le chêne se dit qu'il va lâcher, se lâcher, parce qu'il sait qu'on compte sur lui, qu'on s'appuie sur lui, mais qu'il a besoin aussi de tendre ses branches en étreinte de vent et pas seulement de savoir qu'on compte sur lui pour étouffer les bourrasques.
Des fois comme ça, le chêne fit par lâcher, presque, parce qu'il ne peut plus retenir ses racines dans la terre qui se dérobe, et au dernier moment, il tient, se retient, s'agrippe, parce qu'il veut laisser une chance, une chance encore, au roseau de revenir s'abriter de son feuillage, parce qu'il ne supporterait pas que le roseau le lâche ainsi.
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