jeudi 9 décembre 2010
Bientôt Noël 12
Idée cadeau n°12 : une boite de crayons
Une boite de crayons pour dessiner le monde.
On me dit que je dois renoncer à certains idéaux.
Certes, l'idéal fait mal, parce que l'idéal ne peut être atteint.
Et c'est tant mieux.
L'idéal est comme un fantasme, il disparaît quand on le réalise.
Sauf qu'on a des fantasmes, au pluriel.
Mais c'est la marche vers l'idéal qui fait avancer.
Et qu'on a des idéaux, au pluriel.
Mais faut-il pour autant renoncer aux idéaux ?
Parce qu'il s'agit de renoncement.
Quand Daniel Cohn-Bendit se reconvertit en chroniqueur sportif, faut-il laisser penser à nos enfants que la révolution se joue à 22 avec un ballon ?
Faut-il leur laisser croire que rien ne justifie l'indignation ?
Qu'une famille ou un couple n'est qu'un équilibre fragile ?
Que cela ne peut être qu'instable ?
Qu'il n'y a que des cons sur Terre et qu'il faut se méfier de tout le monde ?
Qu'il n'y a qu'à fermer les yeux sur les discriminations et les injustices ?
Quand Calimero demande s'il peut jouer à un jeu dont le but est de décimer les membres d'Al Quaïda, faut-il lui répondre que oui, il peut, avec raison ?
Et avec la bénédiction du bien-pensant ?
Que le Bien et le Mal sont intangibles ?
Ne faut-il pas quelques idéalistes quand Israël, qui dispose des meilleurs pilotes de chasse au monde mais pas de Canadair, reçoit l'aide de camions de pompiers venus des territoires occupés ?
Loin de toute idéologie, j'ai envie de garder quelques idéaux.
Pour vivre.
Et en transmettre quelques uns.
S'il était besoin de preuve que se résigner à la pensée unique peut mener au pire, le photographe Anthony Suau propose sur Facing Change un chouette petit reportage sur les conséquences de la crise aux USA.
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5 commentaires:
Jolie la première !
Ma préférée aussi !
Istanbul était un idéal pour moi, comme Rome, comme l'idée de passer Noël avec toi dans les capitales romaines...comme quoi cela peut se réaliser!
C'est pour ça que c'est chouette de garder des idéaux et des envies.
De bien belles images...
Tes réflexions me font penser à Camus. Et à sa réponse "C'est ma révolte qui a raison"
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