Krapô Nino a un an aujourd’hui. Déjà. Un an de bonheur, de
joies, de complicités uniques construites avec chacun, un an de doutes et un an
d’inquiétudes diverses et variées : « T’es sûr qu’il dort ? Tu
veux pas aller voir ? T’es sûr que c’est pas moi qui me suis déjà levé la
fois précédente ? »
C’est un vrai problème de logique, niveau cycle 3.
Krâpo Nino est le petit dernier d’une fratrie de 5, mais
Krâpo Nino est fils unique. Parce que dans cette fratrie, Krapô Nino n’a ni
frères, ni sœur. Que des demi-frères et une demi-sœur qui l’appellent
« mon petit frère » et s’attirent cris, regards et désormais
trajectoires plus ou moins rectilignes, aujourd’hui à quatre pattes, et demain…
debout. Parce que voilà, si Krapô Nino est seul inscrit sur notre livret de
famille, il s’impose désormais comme le ciment de la famille aux multiples
livrets de famille, plus encore que le couple des parents ne le faisait avant.
C’est que Krapô Nino est un pirate.
Un pirate de l’attention de tous.
Un pirate des regards qu’il cherche.
Un pirate de tout ce qui l’intéresse, le questionne,
l’interroge, bref, de tout ce qui l’entoure. Pirate des miettes, lardons et autres restes de jambon plus
ou moins avancé que lui laissent ses frères et sœurs sur le sol de la cuisine.
Pirate de la cuisine-salon-salle à manger devenue
gigantesque parc de jeux, pirate des placards de cuisine qui semblent recéler
autant de trésors que le sac à main de sa maman, pirate des repas avec ses
frères et sœurs qu’il ne louperait sous aucun prétexte, et surtout pas au
prétexte qu’il est censé… avoir déjà mangé.
Pirate des nuits de ses parents, mais ça faut pas le dire,
ce n’est pas parentalement correct, quand il faut arpenter la maison pour
calmer les pleurs ou éponger à l’heure où les grands fauves qui n’ont pas
encore d’enfant cessent de boire.
Pirate de l’ordinateur de sa maman qui doit courir après sa
souris qui s’échappe à quatre-pattes quand elle ne finit pas tout simplement en
pièces détachées à ses pieds.
Pirate de la dignité de ses parents qu’on voit parfois au
feu rouge en voiture pousser des cris de bêtes puisqu’il s’agit encore du seul
langage qu’il maîtrise et qu’il invente d’ailleurs au fil de la conversation en
plus de « gaga » et de « mama ».
Et quand il fait ses premiers pas allant d’un demi frère à
une demi sœur en riant, que tous l’applaudissent dés qu’il fait une nouveauté,
c’est beaucoup de fierté qui s’étire dans son sourire et dans nos regards de parents.
On a pas trop mal réussi notre (re)composition et si quand les grands alternativement
s’en retournent vers leurs autres parents, le petit Krâpo les attend en
dégustant pour lui tout seul, un petit peu, de son papa et de sa mam mam.
En tous cas, il a creusé, approfondi, enrichi, sa place
unique dans notre foyer et on se regarde tous aujourd’hui en se disant
« un an déjà », « un an seulement ». Le temps s’est encore
accéléré.
Môman et Pôpa.
4 commentaires:
Bon anniversaire à votre pirate!!!
Et ton texte est touchant, oui, touchant, émouvant parce que...
oh puis à quoi bon expliquer!
Bon anniversaire à mon belou d'amour, qui en profite pour dormir encore et se reposer de sa fête avancée d'anniversaire hier. Comme l'a fait remarquer son papi, c'était une année bissextile donc il a déjà eu ses 365 jours un quart hier:)
C'est un vrai pirate, même de sa date d'anniversaire.
Merveilleuse série de photos et de mots... Pour moi aussi c'était hier.
Heureux anniversaire à votre crapô pirate.
Il a prénom d'ange, une frimousse d'ange... Seriez vous des parents bienheureux ? ;)
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