samedi 22 novembre 2008

Les fesses du stégosaure


L'arrivée des premiers frimas marque le retour de deux problèmes de saison : le dégivrage du pare-brise et les fesses froides de sa femme quand on se glisse sous la couette. Considérons comme accessoire, si vous le voulez-bien, la question du pare-brise.

Herbert von Mc Donald, paléogénéticien misanthrope, vient de publier dans la très sérieuse revue Scientific American un article intitulé Why my wife has the cold buttocks? Paleo genesis and theory of the emergence of the mammals with hot blood qui pourrait bien révolutionner les relations entre hommes et femmes, ou les relations que vous entretenez avec votre lézard, c'est selon.
Vous vous souvenez du stégosaure, cet espèce de gros (très gros) triton dont la colonne vertébrale était hérissée d'énormes plaques osseuses de forme triangulaire, dont la démarche devait moins relever de la Création divine que de l'hypothétique croisement d'un basset d'Artois avec la station Mir.
On a longtemps cru que ces plaques constituaient un mécanisme de défense. Puis on s'est aperçu qu'elles étaient très vascularisées pour permettre une large diffusion du sang, jouant ainsi le rôle de panneaux solaires. Et il en serait ainsi des fesses des femmes. Si, si.
Ce serait donc l'absence de plaques vertébrales qui fait que les femmes ont les fesses froides. Si, si.

Quant à l'attirance des hommes pour les fesses des femmes, on pourrait donc parler comme les géographes, d'héliotropisme, c'est-à-dire d'attirance pour le soleil.

C'est joli, et ça expliquerait beaucoup de choses, mais aujourd'hui, c'est samedi, et je retourne sous la couette.

1 commentaire:

fantômette a dit…

Ben le stegosaure, il a vachement froid aux fesses par les temps qui courent! Où sont ses panneaux? Je veux bien en remettre juste pour l'hiver.